À l'approche des élections municipales prévues le 15 mars, la question du logement à La Ciotat s'impose dans les conversations des habitants. L'accès à un logement décent reste un défi dans cette commune prisée, où les prix grimpent.
« C'est très cher ! » s'exclame Paul, un résident de longue date. Il souligne que les tarifs peuvent dépasser 1000 euros pour un T2, ajoutant que pour ce prix, on pourrait trouver des propriétés bien plus vastes dans d'autres régions. Annick, une Ciotadenne de 73 ans, partage son indignation : « Il y a des boîtes à clés partout, on en voit de plus en plus. Airbnb est une solution, mais cela complique la vie de ceux qui cherchent un logement permanent. »
Le phénomène des locations de courte durée est bien ancré : près de 1.700 logements sont désormais disponibles en meublés touristiques à La Ciotat, avec 22% concentrés dans le centre-ville, ce qui exacerbe la tension sur le marché locatif.
Un équilibre à trouver entre habitants et touristes
La présence touristique, bien que critiquée, est essentielle pour de nombreux locaux. Antoine, restaurateur, déclare : « Le tourisme est crucial. Il faut trouver un juste équilibre entre les besoins des habitants et ceux des touristes. » La ville, contrairement à Marseille, n’a pas limité le nombre de nuitées pour les locations saisonnières. Au lieu de cela, La Ciotat mise sur l'attraction des visiteurs en dehors de la saison estivale. En effet, les chiffres montrent que le taux d’occupation des hôtels a atteint 79,63% en septembre 2025, un signal positif pour l'économie locale.







