La saison des moustiques débute plus tôt que prévu cette année en Provence. Les conditions climatiques douces et les pluies récentes ont favorisé l'éclosion des larves dans les zones humides, notamment dans la célèbre Camargue et autour de l'étang de Berre. Pascal Eberhart, expert à l'Entente Interdépartementale de Démoustication (EID), décrit la situation : "Pour éclore, l'œuf de moustique a besoin de chaleur et d'eau. Cette saison, nous avons des niveaux d'eau plus élevés, propices à la prolifération des larves".
Dans cette période, le moustique des marais, connu sous le nom de Aedes detritus, est particulièrement présent. En été, son cousin Aedes caspius est connu pour gâcher nos repas en extérieur. L'EID est déjà à l'œuvre pour orchestrer la lutte contre ces nuisibles, qui sont parmi les cinquante espèces recensées sur le littoral français.
Des moustiques inattendus en milieu urbain
En milieu urbain, des éclosions de Culex pipiens, le moustique qui pique souvent la nuit, peuvent également survenir. Pascal Eberhart précise : "Suite à des inondations, ces moustiques peuvent se développer dans des lieux inhabituels comme des vides sanitaires". Louis, un retraité résidant à Saint-Barthélémy, partage son expérience : "Je me fais piquer chez moi presque toute l'année! C'est devenu une catastrophe".
Il est important de ne pas confondre ces moustiques avec le moustique tigre, qui fera son apparition plus tard cette saison, vers la fin avril ou début mai, et qui est vecteur de maladies comme la dengue ou le chikungunya.
Les experts s'accordent à dire que le moustique tigre est plus indépendant, agissant durant la journée sans faire de bruit, contrairement aux moustiques communs, qui préfèrent l'obscurité du soir. Malgré leur nuisibilité, ces derniers ne posent pas de menace sanitaire notable.







