Jeudi soir, à Lyon, Jean-Luc Mélenchon, figure de proue de La France insoumise, a une nouvelle fois exprimé son soutien à la Jeune Garde, un mouvement antifasciste, dans un contexte marqué par le meurtre de Quentin Deranque. Ce meeting s'est également déroulé en pleine controverse sur les récents événements tragiques.
« La demande de dissolution de la Jeune Garde est infondée (...) ce n'est pas une organisation criminelle », a affirmé le leader de LFI, qui était présent pour soutenir Anaïs Belouassa-Cherifi, candidate aux municipales dans le Rhône. Malgré les accusations de responsabilité indirecte dans le meurtre d'un militant d'extrême droite, Mélenchon a dénoncé les attaques contre son mouvement.
Le dirigeant a fait valoir que la violence n'était pas intégrée dans la formation de la Jeune Garde, insistant sur le fait que « leur formation ne prévoit pas qu'on tue ». Devant un public de 2.000 personnes, il a également averti que « quand une bagarre commence, on ne sait jamais comment ça va finir », appelant au calme.
Anaïs Belouassa-Cherifi a évoqué l'importance de la non-violence, citant Martin Luther King et se présentant comme « la candidate de l'antifascisme ». Les militants ont chanté « Siamo tutti antifascisti », une formule marquante dans l'histoire des luttes antifascistes, illustrant ainsi l'opposition déclarée de LFI au fascisme.
Mélenchon s'est également attaqué aux médias, critiquant leur couverture des événements récents. Il a décrit les relations avec la presse comme tendues, en particulier après la mort de Deranque. En s'attaquant à ce qu'il qualifie de « vieille presse indignée », Mélenchon a réaffirmé la nécessité de sélectionner les médias, soulignant que « nous ne renoncerons pas » à cette approche.
BFMTV a notamment été ciblée, et Mélenchon a encouragé le public à suivre son discours sur sa propre chaîne YouTube, dénonçant la diffusion non-autorisée de son meeting par cette chaîne.
Parallèlement, des appels à la démission de Raphaël Arnault, collaborateur parlementaire de Mélenchon, ont été lancés par des figures de gauche comme François Ruffin. La situation est également exacerbée par des incidents passés liés à des violences.
Yannick Jadot, sénateur, a exhorté Mélenchon à « rejeter la violence de la Jeune Garde, très clairement », tandis que François Hollande a réitéré son refus de tout accord avec LFI pour le second tour des municipales, indiquant que les listes devraient simplement se retirer.
À moins de trois semaines des élections, la dynamique de la campagne évolue avec le dépôt des listes en préfecture. À Marseille, des tensions se font déjà ressentir avec des dissidences de candidats, tandis qu'à Pau, l'ancien Premier ministre François Bayrou dévoile son programme pour sa réélection.







