Les Entreprises de Taille Intermédiaire (ETI) occupent une place essentielle dans l'économie régionale, contribuant à hauteur de 28 milliards d'euros de chiffre d'affaires et générant plus de 100 000 emplois directs en Nouvelle-Aquitaine. Pour les dirigeants de ces entreprises, le moment est venu de rappeler leur impact et leurs besoins aux candidats aux municipales de 2026, selon une étude publiée par Sud Ouest.
Les ETI, souvent situées dans des villes moyennes ou rurales, jouent un rôle pivot dans le développement économique et social des territoires. Marc Prikazsky, président de Ceva Santé Animale, met en avant la nécessité d'un engagement renforcé des élus. « En matière de développement économique, il est primordial d’agir localement et de cesssser de se défausser sur l'État ou l'Europe », affirme-t-il. Il souligne également le besoin de décentralisation, qui demeure encore une solution à explorer.
Fiscalité, foncier et création d'emplois : des priorités à ne pas négliger
Les ETI alertent sur la hausse des taxes locales qui, entre 2021 et 2024, a atteint 27 % en Nouvelle-Aquitaine, freinant ainsi les investissements nécessaires à la création d'emplois. Pour améliorer la pérennité des entreprises locales, le Club des ETI appelle à une gestion rigoureuse des finances publiques et à la mise en place d'une fiscalité plus favorable.
Par ailleurs, la disponibilité de terrains industriels et de logements abordables reste une préoccupation majeure. Les démarches administratives complexes et le manque de foncier réservé freinent l’établissement de nouveaux sites de production. Les dirigeants d’ETI demandent aux élus de collaborer pour simplifier les procédures d’accès au logement.
Transport et accessibilité : enjeu de compétitivité
Les zones industrielles sont souvent mal desservies par les transports en commun, un élément critique pour attirer et fidéliser les talents. Les entreprises, en réponse, ont initié des solutions de mobilité, telles que le covoiturage. Néanmoins, elles attendent des élus une amélioration significative de la connectivité entre les communes et les grandes métropoles.
Une stratégie énergétique durable à favoriser
Les ETI exhortent également à une politique énergétique verte, incitant les collectivités à développer des projets d'énergies renouvelables en autoconsommation. L'intégration de ces acteurs économiques dans la conception des politiques publiques pourrait, selon Prikazsky, établir un partenariat gagnant-gagnant : « Les politiques doivent être centrées sur l'économie pour retrouver la confiance des électeurs. »
La voix des ETI représente donc un enjeu crucial à l'approche des élections municipales de 2026, les incitant à s'engager activement dans le dialogue avec leurs futurs représentants.







