Le phénomène des résidences secondaires sur la Côte fleurie remonte à plusieurs décennies. Ce modèle a historiquement joué un rôle clé dans le développement de la région. Cependant, cette situation a connu une augmentation exponentielle au cours des cinquante dernières années. À l'approche des élections municipales de mars 2026, les candidats de Cabourg et Houlgate (Calvados) partagent leur point de vue sur cette spécificité, mettant en avant à la fois ses atouts en matière de recettes fiscales et les défis qu'elle engendre.
Lorsque l'on interroge les élus sur l'impact des résidences secondaires, très souvent le mot « équilibre » revient. La Côte fleurie, zone classée pour ses paysages attractifs, est particulièrement touchée par cette dynamique grandissante. D'après une étude de Ouest-France, le nombre de résidences secondaires a littéralement explosé en l'espace d'un demi-siècle.
Dans cette région, Cabourg est de loin la plus touchée avec environ 80 % de ses logements dédiés aux villégiatures. En effet, la population annuelle de 3 715 habitants peut facilement atteindre jusqu'à 80 000 lors de pics touristiques tels que l'Ascension ou le 15 août. Emmanuel Porcq, maire sortant et candidat à sa réélection, a déclaré qu'il s'agit d'une chance
, mais que cela peut aussi engendrer certains soucis
. La gestion de l'afflux des touristes, surtout pendant les saisons clés, est un défi à part entière.
Les résidences secondaires, outre leur rôle de vecteur économique, apportent des recettes significatives grâce à des taxes comme la taxe d’habitation. D’après une autre analyse, Deauville a récemment augmenté cette taxe de 20 % pour les résidences secondaires, une décision qui pourrait inciter les propriétaires à repenser leurs investissements.
Certains experts mettent également en avant les conséquences sociales de ce phénomène. Un universitaire en sociologie, interrogé par Ouest-France, souligne que l'essor des résidences secondaires contribue à un déséquilibre démographique, laissant les communes dans une situation où la population locale diminue au profit des retraits des habitants de la région.
Tout cela soulève une question importante pour les candidats aux municipales : comment trouver cet équilibre entre développement économique et vie des résidents permanents ? À l'orée de ces élections, cette problématique promet d'être au cœur des débats et des stratégies politiques à venir.







