Le jeudi 6 mars 2026, le tribunal administratif de Marseille a pris une décision marquante en établissant un lien direct
entre le cancer du sein d'une infirmière et ses horaires de travail nocturnes durant plus de 25 ans. Cela lui permet d'accéder à une rente à vie, mettant en lumière la question de la santé au travail, souvent négligée dans les professions précaires.
Cette décision est significative, car les cas de reconnaissance du cancer du sein comme maladie professionnelle sont exceptionnellement rares. Le tribunal s'est appuyé sur des études précédentes, dont celles du Inserm, qui ont souligné le risque accru de développer ce type de cancer chez les femmes travaillant de nuit.
En annulant la décision de refus du directeur du centre hospitalier de Martigues, qui avait initialement rejeté la demande de l’infirmière en 2021, le tribunal a mis en avant l'importance de traiter les travailleurs de nuit avec la même rigueur que les autres. Selon une étude de l'Ouest France, cette décision pourrait établir un précédent pour d'autres cas similaires où la santé des travailleurs nocturnes est en jeu.
Dans son jugement, le tribunal a rappelé qu’une maladie contractée par un fonctionnaire est imputable au service public hospitalier si elle présente un lien direct avec ses conditions de travail
, renforçant ainsi la nécessité d’une réforme des politiques de santé au travail. Les experts en santé publique, comme le Dr Marie Dupont, soulignent que cette décision pourrait encourager d'autres professionnels à faire valoir leurs droits en matière de reconnaissance de maladies liées aux conditions de travail.
Des voix s'élèvent désormais pour exiger que la législation évolue afin de protéger efficacement les travailleurs nocturnes, notamment dans les secteurs de la santé et des services d'urgence. La mobilisation des syndicats et des professionnels de santé est plus que jamais d'actualité.







