"Il est important de prendre du recul, Monsieur !" s'exclame un voisin à l'intention de Robert Zucchini, personnage joué par Fabrice Luchini. Ce dernier, avec une intensité théâtrale, rétorque : "Mais c'est justement ce que j'adore !" Ce dialogue révèle la nature passionnée du comédien, qui se fait l'écho de sa passion pour le théâtre et Victor Hugo, tandis qu'il navigue entre le rêve et la réalité.
Dans cette œuvre, Luchini incarne un homme déchiré par son amour du théâtre au point de négliger sa vie personnelle. Son quotidien, peuplé de références littéraires, se voit soudain bouleversé par le retour de sa fille, Lisbeth, qu'il n'a pas vue grandir. Ce retour le confronte à ses responsabilités et l’oblige à se reconnecter avec sa part humaine.
Le personnage est une satire de Fabrice Luchini lui-même, son nom, Zucchini, étant un jeu de mots qui traduit une certaine légèreté que le film dégage. Luchini, qui craint souvent d'être perçu au-delà de son image publique, trouve ici une occasion de montrer une facette plus vulnérable de lui-même.
Cette comédie, bien que légère, aborde de grandes thématiques comme la paternité et le besoin d'authenticité. Sous la direction de Pascal Bonitzer, la tonalité douce-amère de cette œuvre évoque les charmes des films coécrits par la regrettée Sophie Fillières, apportant une mélancolie joyeuse, comme le souligne Sud Ouest.
Ll'histoire se déploie dans une atmosphère réfléchie, où l'on découvre Luchini sous un nouveau jour, face à ses faiblesses et ses désirs d'être comme tout le monde. Cette œuvre promet de séduire à la fois les fans de Luchini et ceux en quête d’un récit introspectif et engageant.
"Victor comme tout le monde", de Pascal Bonitzer, avec Fabrice Luchini, Chiara Mastroianni, 1h28, sortie le 11 mars.







