Les députés britanniques ont tranché mardi 10 mars, en rejetant une interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 16 ans. Ce projet, inspiré par un modèle australien, a été abandonné par le gouvernement travailliste qui préfère attendre les résultats d'une consultation pour agir.
En janvier, la Chambre des Lords avait voté un amendement conservateur soutenu par des figures publiques, telles que Hugh Grant, en faveur de cette interdiction. Cependant, la Chambre des Communes, lundi soir, a rejeté l’idée avec 307 voix contre 173.
Olivia Bailey, secrétaire d'État à l'Éducation, a exhorté ses collègues à ne pas soutenir cette mesure, plaidant pour la consultation lancée la semaine précédente : « cette initiative vise à garantir que les enfants développent une relation plus sûre et enrichissante avec le monde en ligne ». Elle a également souligné les inquiétudes d'associations de protection de l'enfance qui craignent qu'une interdiction ne pousse les jeunes vers des espaces en ligne moins surveillés.
une interdiction toujours possible
La possibilité d’une interdiction reste sur la table après la consultation en cours. Cette dernière étudiera l’imposition d’un âge minimum pour l’accès aux réseaux sociaux, ainsi que des mesures pour désactiver des fonctionnalités jugées addictives comme la lecture automatique.
Un sondage YouGov de décembre a révélé que 74 % des Britanniques soutiennent l'interdiction pour les moins de 16 ans, alors que 19 % s'y opposent. À l'heure actuelle, l'âge minimum pour ouvrir un compte sur ces plateformes est fixé à 13 ans, une règle qui est souvent contournée.
En Australie, une loi interdisant l'accès aux réseaux sociaux pour les moins de 16 ans est entrée en vigueur le 10 décembre, sous peine de sanctions financières pour les entreprises qui ne respecteraient pas cette règle.







