Johanna Rolland, la maire socialiste de Nantes, a récemment fait un choix audacieux en annonçant une "fusion démocratique" avec La France insoumise (LFI). Lors d'une conférence de presse, elle a affirmé : "Les Nantais désirent une ville qui incarne des valeurs de gauche, face à des propositions qui tendent vers l'extrême droite." Cette déclaration fait suite au premier tour des municipales, où sa liste a reçu 35,24 % des voix.
"Mon message est extrêmement clair : c'est la mobilisation générale," a déclaré Rolland, entourée de journalistes. Elle a souligné le rôle des transports en commun gratuits, et la nécessité de préserver la culture à Nantes, par opposition aux politiques menées par des figures de droite telles que Bruno Retailleau ou Christelle Morançais.
"Les résultats du premier tour sont révélateurs," a-t-elle expliqué. Les électeurs lui ont confié la tête de la liste, mais certains se sont également tournés vers d'autres candidatures de gauche. C'est ce constat qui l'a poussée à envisager l'alliance avec LFI, considérée comme une démarche pragmatique pour représenter les souhaits des électeurs de gauche. "Nous avons reçu un message clair : les Nantais veulent une ville à gauche comme celle que nous leur proposons," a-t-elle ajouté.
Un adversaire commun : la droite unie
Johanna Rolland a affirmé sans détour : "Mon unique adversaire est la droite et l'extrême droite. À Nantes, nous voyons une union des droites se dessiner, et il est crucial de s'y opposer." Elle a mentionné l'absence de candidat du mouvement Reconquête lors du scrutin, sous-entendant qu'ils n'avaient pas besoin de se présenter à Nantes.
Depuis l'annonce de cette alliance, les retours qu'elle reçoit du terrain sont majoritairement positifs. "Je sens un soutien fort, même si je comprends que certains électeurs de centre gauche puissent avoir des doutes. Je leur dis : ne perdons pas de vue l'essentiel," a-t-elle insisté. Rolland a évoqué sa propre histoire politique, affirmant son engagement envers les valeurs de gauche dans un contexte électoral marqué par le rassemblement des droites.
Concernant la démission de Bassem Asseh, son premier adjoint, qui a choisi de quitter la campagne après l'accord avec LFI, elle a exprimé sa gratitude : "Je le remercie pour ses mots sincères et son soutien à la liste que je représente." Pour conclure, elle a mentionné que chaque ville présente des spécificités, justifiant sa position unique à Nantes alors que d'autres candidats socialistes dans des villes comme Paris ou Marseille font des choix différents. "Je me concentre sur Nantes, c'est mon engagement," a-t-elle conclu.







