Ce jeudi soir, Martigues est le théâtre d'un meeting politique crucial. Le maire sortant, Gaby Charroux, représentant une liste divers gauche, s'adresse aux électeurs au gymnase des Salins à 18 heures. Avec un score de 35,7 % au premier tour, il se retrouve en ballotage favorable face au candidat du Rassemblement National, Emmanuel Fouquart (28 %), et le divers droite, Jean-Luc Di Maria (25,3 %).
Jean-Luc Di Maria, qui animera son propre meeting à la salle du Grès à 18h30, affiche une confiance notable. Il a déclaré : "Gaby Charroux, maire depuis 15 ans, baisse significativement son appui comparé aux 60 % qu'il obtenait en 2020. Les réserves de voix sont faites, nous redémarrons à zéro et les électeurs décideront librement, y compris pour Di Maria !" Ce dernier a également précisé sa position sur le RN, indiquant : "Je refuse toute alliance car nous avons des visions diamétralement opposées; je connais ma ville, tandis que le candidat RN est un parachuté. Les Martégaux, après avoir voté par colère, reviendront à la raison, j'en suis certain."
En parallèle, à Aix-en-Provence, Sophie Joissains, qui organise une réunion publique à la même heure, est considérée comme une candidate favorisée pour le second tour. Présente dans une quadrangulaire où elle affronte Marc Pena (Union de la Gauche), Philippe Klein (Horizons), et Jean-Louis Geiger (Union Extrême droite), Joissains se retrouve au centre des attentions.
Un autre candidat a exprimé son incompréhension face au score de Joissains : "Je suis stupéfait par un tel résultat (39,41 %). Alors que beaucoup affirment vouloir un changement, ils lui attribuent néanmoins près de 40 %. Ce phénomène est typiquement aixois; c'est un mystère." Ces différentes positions illustrent le climat électoral à la veille d'un second tour qui pourrait bien réserver des surprises.
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