Dans le cadre des élections municipales de 2026, Christian Estrosi, maire de Nice et candidat à sa propre succession, s'est déclaré jeudi dernier « surpris » par les propos tenus par Bruno Retailleau, président des Républicains (LR), qui a choisi de ne pas soutenir Estrosi face à son concurrent Éric Ciotti. Estrosi estime que Retailleau a fait preuve d’un moment d’égarement, malgré leur bonne entente.
« J'ai été étonné par cette position de Bruno Retailleau, avec qui j'ai toujours eu des relations cordiales », a confié Estrosi sur France Inter. Il a qualifié la décision de Retailleau de soulever des interrogations sur l’avenir des LR : « Pour moi, soutenir Éric Ciotti serait un signe de la fin du parti », a-t-il affirmé.
Une campagne sous tensions
Ce rejet apparu dans les propos de Retailleau est survenu après que ce dernier a évoqué une « campagne délétère » à Nice durant une interview sur BFMTV. « Je ne me retrouve pas dans cette dynamique, que ce soit d’un côté ou de l’autre », a-t-il déclaré, portant des critiques sévères envers Estrosi, qu'il accuse d'avoir fait appel à des alliances jugées inappropriées et très à gauche.
Malgré cette dissension, il existait un accord entre LR et Horizons, le parti d’Édouard Philippe, qui pourrait être un concurrent politique à l’avenir. Sur son compte X, Retailleau a expliqué que cet accord reste valable, mais qu'il se sentait forcé de dénoncer l'atmosphère nocive qui règne dans cette élection.
De son côté, Éric Ciotti, qui a terminé en tête au premier tour avec 43,43 %, a salué la décision de Retailleau de ne pas soutenir Estrosi. « Je remercie Bruno Retailleau d’avoir condamné la campagne délétère de Christian Estrosi », a-t-il posté sur X.
Estrosi, néanmoins, reste optimiste. « Il y aura un électrochoc. D’ici dimanche, nous rattraperons ces 15 000 voix et nous nous positionnerons face à cette droite extrême et au Rassemblement national », a-t-il conclu, déterminé à inverser la situation.







