Les acteurs sociaux responsables du régime de retraite complémentaire Agirc-Arrco sont dans l'obligation de parvenir à un consensus sur la revalorisation des pensions d'ici le 4 octobre. L'option d'une augmentation de 5% semble se dessiner, sauf intervention du gouvernement qui pourrait compromettre cet accord.
Délais serrés pour décider de la revalorisation
Le temps presse pour les partenaires sociaux de l'Agirc-Arrco, qui doivent finaliser des décisions cruciales, notamment la revalorisation des pensions complémentaires dès novembre 2023. Celle-ci doit être arrêtée le 4 octobre, en même temps que les règles du régime pour la période 2023-2026.
Les retraités du secteur privé, ayant contribué au régime, pourraient recevoir une bonne nouvelle le 1er novembre, concernant une hausse de leurs pensions.
Comment la hausse des retraites complémentaires est-elle déterminée ?
Chaque 1er novembre, la retraite complémentaire est ajustée en fonction de l'évolution des prix (hors tabac) ou du salaire moyen par tête (SMPT). L'inflation se situe à 4,8% pour septembre et le SMPT est à 4,5% en août dernier. Les partenaires sociaux peuvent également envisager une marge de 0,2% pour augmenter cette hausse, comme cela a été fait en 2022 pour compenser une inflation mal prise en compte l'année précédente.
Le dilemme de la revalorisation et l'interférence gouvernementale
Les discussions entre les gestionnaires révèlent une divergence : le patronat aurait tendance à favoriser une augmentation modeste, tandis que les syndicats plaident pour un ajustement plus généreux. Avec une annonce récente du gouvernement sur une hausse de 5,2% des pensions de base prévue pour janvier 2024, la pression monte. La fourchette de négociation est finalement assez large, débutant à 4,6% et allant jusqu'à 5%, sans oublier les 4,8% évoqués en lien avec l'inflation.
Une menace supplémentaire pèse cependant sur cette revalorisation en raison des intentions du gouvernement, qui souhaite prélever une partie des fonds des caisses du régime pour financer les petites pensions. L'Agirc-Arrco, quant à elle, planifiait d'allouer 400 millions d'euros pour cela. Le ministre du Travail a même laissé entendre qu'il pourrait recourir à la loi pour obtenir ces fonds, soulignant la nécessité d'un équilibre financier dans le régime. Il est cependant peu probable que les partenaires sociaux acceptent de céder sous ces pressions, surtout avec une base financière actuellement solide de 68 milliards d'euros dans les coffres de l'Agirc-Arrco.







