Le projet de loi sur les retraites révèle des changements significatifs à venir. Ce futur système universel promet une simplification majeure pour tous les travailleurs en France.
Un système universel expliqué
Actuellement, les salariés du privé bénéficient de plusieurs régimes de retraites, ce qui complique la situation. Le système universel ambitionne de regrouper tous les actifs sous une même structure, offrant ainsi une pension unique, peu importe la nature de leur carrière. Qu'il s'agisse de salariés du privé, de fonctionnaires ou de travailleurs indépendants, tous auront désormais un seul interlocuteur et une même pension.
Avec ce changement, les 42 régimes de retraite existants seront remplacés, à l’exception de certains cas spécifiques. Les règles de calcul de la pension seront harmonisées, garantissant que chaque euro cotisé équivaut à des droits identiques pour tous. Ainsi, la pension sera calculée sur l'ensemble de la carrière et non plus sur les meilleures années, ce qui profite notamment aux employés à temps partiel ou ayant eu des carrières morcelées.
Les modalités de départ à la retraite
Bien que le système soit universel, cela ne signifie pas un âge de départ uniforme. L'âge minimal de départ sera maintenu à 62 ans, avec la possibilité de départ anticipé pour les carrières longues ou métiers à risques. Une période de transition est prévue pour que les fonctionnaires s'adaptent à ce nouveau système sans pénalisation.
Pour ceux exerçant des métiers considérés comme pénibles, des mesures spécifiques permettent d’élargir le compte pénibilité, garantissant un meilleur accompagnement lors du départ à la retraite.
Le calcul des pensions et la solidarité
La réforme introduit également un nouveau mode de calcul des pensions basé sur un système de points, similaire à celui utilisé actuellement pour les régimes complémentaires. Chaque cotisation apporte des points, dont la valeur sera régulée pour garantir que l'accumulation de points ne soit jamais pénalisée.
De plus, un quota de solidarité sera maintenu, représentant 25% des dépenses, afin de préserver un aspect compensatoire pour les inégalités qui perdurent dans le parcours de carrière de nombreux travailleurs. Cela inclura des solutions pour les femmes et les travailleurs handicapés, ainsi qu'une pension minimum progressant vers 85% du SMIC.







