Le mardi 6 janvier, un homme de 67 ans a été condamné à une peine de deux ans de prison avec sursis pour avoir loué illégalement une cave insalubre de 9 m² à 300 euros par mois. Ce propriétaire a exploité la situation vulnérable d'un jeune Tunisien, précisé par le Parisien.
Qualifiée de véritable "trou à rats" et envahie de moisissure, la cave, dépourvue de fenêtres, nécessitait d'y accéder par une trappe en fer depuis le trottoir. En dépit d'un arrêté préfectoral déclarant le local insalubre et interdit d'habitation, il a loué le sous-sol à un jeune homme déjà en difficulté, cherchant simplement à se loger pour éviter la rue.
Un marchand de sommeil sous les projecteurs judiciaires
Selon les autorités, le propriétaire, qui se présente comme agent immobilier, a acquis cette propriété à usage commercial pour 15 000 euros en 2010. En 2024, le lieu a été classé comme insalubre, rendant la location illégale. La mairie de Marseille a fait part de sa consternation, qualifiant les agissements du propriétaire d'exploitation économique de la vulnérabilité de son locataire.
Le tribunal a émis un verdict sévère, tenant compte des circonstances. Au-delà d'une amende de 20 000 euros, à la fois à titre personnel et pour sa société, il a également été ordonné que le local soit confisqué. Ce scandale alerte sur les dérives du marché immobilier, où des acteurs peu scrupuleux profitent de la précarité d'autrui.
Des experts en droit du logement soulignent l'importance de protéger les locataires vulnérables et d'appliquer des sanctions dissuasives contre de tels comportements. Des études montrent une tendance inquiétante en matière d'illégalité dans les locations, principalement dans les grandes villes comme Marseille. Comme l'indique un rapport de l'INSEE, la crise du logement ne fait qu'aggraver ces problèmes, poussant certains à accepter des conditions inacceptables.
Un représentant de la mairie a déclaré : "Nous devons nous battre contre ces marchands de sommeil qui ne pensent qu'à leur profit. Des mesures plus strictes sont nécessaires pour garantir que tous les habitants de Marseille aient accès à un logement décent."







