L'assurance-vie, souvent considérée comme le placement privilégié des Français, pourrait éventuellement perdre de son attrait si le gouvernement modifie la fiscalité en vigueur. Cependant, il demeure essentiel de prêter attention à la rédaction de la clause bénéficiaire. Une bonne rédaction permet de tirer pleinement parti des bénéfices fiscaux liés à ce produit d'épargne.
Qu'est-ce que la clause bénéficiaire d'assurance-vie ?
La clause bénéficiaire désigne les personnes qui recevront le capital de votre assurance-vie à votre décès. Ce transfert se fait en dehors de la succession, offrant ainsi des conditions fiscales attrayantes. Il est crucial de ne pas négliger sa rédaction. Consulter un notaire ou votre assureur peut s'avérer judicieux, surtout si vous envisagez d'apporter des modifications à une clause initiale que vous jugez inadaptée.
Erreurs à éviter dans la clause bénéficiaire
- Évitez de désigner un seul bénéficiaire : cette pratique, courante chez les couples sans enfants, peut mener à des complications. Si le bénéficiaire décède, le capital pourrait être réintégré dans la succession et ainsi être soumis à une fiscalité moins avantageuse.
- Privilégiez une formulation type incitant à désigner plusieurs bénéficiaires en mentionnant "à défaut". Par exemple : "mon conjoint, à défaut, mes enfants", tout en ajoutant "nés ou à naître, vivants ou représentés" pour inclure les descendants futurs.
- Évitez de désigner un "concubin" de manière vague ; préférez des termes précis et des noms complets. N'oubliez pas de modifier la clause si votre situation change.
Modification de la clause bénéficiaire d'assurance-vie
Pour apporter des précisions à votre clause bénéficiaire, adressez-vous à votre assureur par courrier manuscrit, indiquant les nouvelles modalités et références de votre contrat. Vous pouvez également consulter votre notaire pour intégrer ces changements à votre testament.
Avis aux prudents : il est conseillé de ne pas informer les bénéficiaires potentiels de votre choix tant qu'aucune clause n'est finalisée. Acceptant officiellement le don, vous vous verrez contraint de maintenir cette décision.







