Dans une démarche inédite, Casino a lancé un système d'étiquetage "bien-être animal" pour informer les consommateurs sur les conditions d'élevage et d'abattage de ses poulets. Cette initiative, saluée par l'association 60 millions de consommateurs, est le fruit d'une collaboration avec trois organisations engagées dans la protection animale.
Des étiquettes conçues pour informer
Malgré l'absence d'obligation légale sur l'étiquetage des modes d'élevage en France, Casino a pris les devants en créant ses propres étiquettes. Ce mouvement fait écho à des pratiques antérieures sur l'affichage environnemental. Pour élaborer ces nouvelles étiquettes, l'enseigne s'est unie à des associations comme Compassion in World Farming France (CIWF), la Fondation droit animal, éthique et sciences (LFDA), et l'Oeuvre d'assistance aux bêtes d'abattoirs (OABA). Ensemble, ils ont établi des critères rigoureux.
Un système de notation basé sur des critères précis
Les étiquettes octroient une note allant de A à D. La note A représente un bien-être optimal, tandis que D est le statut standard défini par les normes européennes. Cette notation repose sur l'analyse de 230 critères, évaluant le traitement des animaux depuis leur naissance jusqu'à leur abattage. Afin d'obtenir la note A, il est impératif de respecter au moins 60 critères. La moindre irrégularité entraîne une baisse de la note.
Critères principaux de l'évaluation
- Qualité de l'élevage : accès à l'extérieur, densité d'élevage, soins apportés aux bêtes.
- Conditions de transport et méthodes d'abattage, incluant la surveillance de l'abattoir.
Il est important de noter que cette évaluation ne se compare pas aux labels existants, comme le label Rouge ou le bio. Ainsi, un produit labellisé peut avoir une note inférieure à celle d'un produit non labellisé, selon les critères d'évaluation.







