Accessible sous conditions de revenus, le Livret d’épargne populaire (LEP) se révèle être une option d'épargne plus avantageuse que le Livret A, le tout étant garanti par l'État.
Avec un taux de rémunération de 1 % par an, soit le double du Livret A, le LEP représente une solution d’épargne sécurisée, mais accessible uniquement à ceux dont les revenus ne dépassent pas certains seuils. En 2021, une personne seule devait avoir un revenu fiscal de référence à hauteur ou inférieure à 20 016 € en 2019, tandis qu'un couple avec deux enfants pouvait atteindre 41 396 €.
démarches simplifiées
Pour ouvrir un LEP, il est requis de présenter son avis d'imposition de l'année n-2. Néanmoins, les banques ont désormais la possibilité d'interroger directement l'administration fiscale pour vérification. De plus, chaque établissement doit s'assurer chaque année que les revenus du titulaire restent en dessous des plafonds déterminés par la règlementation.
un plafond de 7 700 euros
Réservé aux épargnants majeurs, le LEP ne peut être détenu qu'une seule fois par personne, et un même foyer fiscal ne doit pas excéder deux LEP. Pour ouvrir un compte, un dépôt minimum de 30 € est requis, et les versements peuvent aller jusqu'à un plafond de 7 700 €, qui peut être dépassé par l'ajout des intérêts. Les retraits sont, par ailleurs, libres.
une garantie solide
Tout comme le Livret A et le Livret de développement durable et solidaire (LDDS), les fonds déposés sur le LEP sont protégés par l'État. De plus, les intérêts sont entièrement exonérés d'impôt et de prélèvements sociaux, créant un cadre encore plus favorable pour l’épargnant. En cas de dépassement des plafonds de revenus, le titulaire peut conserver son livret jusqu'à l'année suivante, à condition que ses ressources reviennent sous le seuil. Si les revenus dépassent le plafond durant deux années consécutives, la fermeture du livret devient obligatoire au plus tard le 30 avril.
à savoir
En 2019, seulement 7,3 millions de LEP étaient ouverts en France, un chiffre modeste face à un accès potentiel pour 40 % de la population, selon la Fédération bancaire française.







