Mardi, Donald Trump a lancé une déclaration alarmante, menaçant d'éradiquer "une civilisation entière" à la veille de l'expiration d'un ultimatum imposé à l'Iran. Ce discours coïncide avec des attaques israélo-américaines intensifiées contre des infrastructures iraniennes.
Actuellement, la région est plongée dans le 39e jour d'un conflit ravageur, déclenché par une opération conjointe des États-Unis et d'Israël visant la République islamique. Des infrastructures cruciales, y compris ponts, voies ferrées et routes, sont désormais sous les tirs, entraînant un bilan tragique.
Trump a exigé de Téhéran qu'il libère la navigation dans le détroit d'Ormuz, essentiel pour l'approvisionnement pétrolier mondial, d'ici 20h00 heure de Washington (minuit GMT). "Une civilisation entière va mourir ce soir", a-t-il déclaré sur sa plateforme Truth Social, ajoutant qu'il ne souhaite pas que cela se produise mais que cela semble inévitable.
Malgré la gravité de la situation, son vice-président a exprimé un optimisme mesuré, évoquant la possibilité de négociations. Néanmoins, il a prévenu que les États-Unis disposent d'outils Milwaukee encore inexplorés. Selon les médias israéliens, plusieurs bombardements ont touché des points stratégiques, notamment l'île de Kharg, un pilier de l'industrie pétrolière iranienne, comme le rapporte l'agence Mehr.
Ces frappes ont déjà coûté la vie à deux personnes, selon les médias iraniens, et ont également entraîné l'annulation de services ferroviaires dans tout le pays. En conséquence, l'activité économique de l'Iran souffre grandement, et le cours du baril de pétrole a connu une hausse significative, atteignant près de 115 dollars.
Sur le terrain, la population iranienne se trouve déchirée entre panique et indifférence. Une étudiante de Téhéran, Metanat, a déclaré à l'AFP : "Je suis terrifiée, et tout le monde ici devrait l'être". D'autres, cependant, manifestent une résignation face aux menaces constantes de Trump, avec un retraité, Morteza Hamidi, soulignant que l'Iran semble être devenu indifférent grâce à la régularité des ultimatums.
Les Gardiens de la Révolution ont, de leur côté, promis des ripostes contre les infrastructures qui impacteraient l'approvisionnement énergétique des États-Unis. Parallèlement, des propositions diplomatiques pour un cessez-le-feu de 45 jours sont étouffées par le manque de consentement mutuel, bien que la pression internationale croisse pour éviter une escalade.
Selon le New York Times, Téhéran serait disposé à lever le blocus sur le détroit sous certaines conditions, notamment un droit de passage de 2 millions de dollars par navire, qui aiderait à financer la reconstruction des infrastructures endommagées par les hostilités. Sina Toossi, analyste au Centre pour la politique internationale, a affirmé que Trump se trouve dans une impasse stratégique, soulignant que l'Iran ne laissera pas ses intérêts vitaux, y compris le contrôle du détroit d'Ormuz, passer au second plan.
Les répercussions de cette guerre se font également sentir en Arabie Saoudite, où des installations pétrochimiques ont subi des attaques en représailles. En outre, la situation se dégrade également au Liban, selon le ministère de la Santé, plus de 1 500 morts ont été signalés depuis le début des frappes israéliennes contre le Hezbollah.







