En raison des effets délétères de la guerre au Moyen-Orient, le gouvernement affiche un ton plus pessimiste concernant la croissance économique française. Lors d'une intervention sur France 2 ce lundi, David Amiel, le ministre des Comptes publics, a révélé que l'exécutif allait baisser sa prévision de croissance, actuellement fixée à 1% pour l'année 2026. Parallèlement, la prévision d'inflation, qui s'établissait à 1,3%, devrait être ajustée à la hausse.
"Ces chiffres avaient été calculés avant le déclenchement du conflit donc il y aura une réévaluation des chiffres", a déclaré le ministre des Comptes publics.
Amiel a affirmé que la guerre en cours "aura un impact sur la croissance, et il y aura un impact sur l’inflation", en précisant que le coût du conflit pour l'économie française était encore "en cours d'évaluation" et qu'une présentation des détails serait faite "la semaine prochaine". Le gouvernement prévoit de fournir plusieurs scénarios, car l'ampleur de l'impact économique dépendra de l'évolution de la situation au Moyen-Orient.
Un soutien renforcé envisagé
Simultanément, alors que l'annonce par l'administration américaine d'un blocus naval dans le détroit d'Ormuz fait grimper les prix du pétrole, le ministre n'a pas écarté la possibilité de renforcer les aides gouvernementales. "Il faut suivre comment la situation évolue dans les jours qui viennent", a-t-il ajouté.
"Nous nous y sommes préparés depuis le début, avec la mise en place de plusieurs mesures d'aide sectorielles, visant les professions les plus affectées et les personnes risquant de perdre leur emploi", a-t-il poursuivi.
Cependant, le ministre a laissé entendre qu'un soutien généralisé n'était pas à l'ordre du jour, soulignant qu'il est essentiel que "les aides soient ciblées vers ceux qui en ont le plus besoin" et qu'elles doivent être "financées". Amiel a aussi précisé : "Si ce conflit se prolonge, un renforcement des aides pourrait être inévitable, mais cela devra rester fondé sur des principes clairs de ciblage et financement, afin d'éviter de promettre des ressources que nous n'avons pas."







