Le gouvernement grec a récemment pris une mesure significative pour protéger l'environnement en annonçant l'ajout de 13 nouvelles plages à une liste de sites protégés. Cette initiative porte désormais le total à 251 plages où la nature prime sur les installations touristiques. Cette décision vise à répondre aux problèmes engendrés par le surtourisme, car la Grèce a accueilli près de 38 millions de visiteurs en 2025, une augmentation de 5,6 % par rapport à l'année précédente.
Les autorités ont clairement déclaré que “sur ces plages, l'utilisation de parasols, de food-trucks, ainsi que les activités nautiques et l'accès aux véhicules seront strictement interdits”, comme le rapporte I Kathimerini. En outre, “les rassemblements de plus de dix personnes et l'utilisation de musique amplifiée sont également proscrits”.
Le réseau Natura 2000, qui protège ces plages, prohibe toute construction, y compris les structures temporaires comme les chaises longues. Comme l'indique Euronews, cet effort va de pair avec une stratégie globale pour préserver la biodiversité et contrer l'expansion incontrôlée du tourisme.
Développement touristique incontrôlé
La majorité des nouvelles plages préservées se trouvent dans les îles, notamment à Corfou, Koufonisia, mais également dans des parcs nationaux comme celui des lagunes de Missolonghi-Etolikó dans le golfe de Patras. Ces mesures visent à protéger des écosystèmes d'une valeur inestimable, tout en permettant une gestion durable du littoral, face aux pressions exercées tant par le tourisme que le changement climatique.
Cette initiative a suscité du soutien parmi la population, surtout dans des régions comme le Peloponnèse, qui subissent de plein fouet les effets du surtourisme. En limitant le développement touristique dans ces zones sensibles, la Grèce espère retrouver un équilibre entre l'accueil de visiteurs et la préservation de son patrimoine naturel.







