Installés dans un immeuble flambant neuf à Saint-Laurent-du-Var, près de Nice, depuis le printemps 2025, les habitants ressentent un désespoir grandissant. En moins d'une année, plusieurs familles ont déjà quitté cet endroit qui était censé être leur havre de paix, en raison de défauts de construction inquiétants et de nuisances acoustiques insupportables.
« Nous ne nous attendions pas à subir un calvaire quotidien. Ces appartements, fraîchement achevés, cachent bien des surprises », confie un résident, soulignant le choc ressenti à l'arrivée. L’insatisfaction est palpable, de nombreux problèmes sont déjà apparus, entraînant même le départ de plusieurs locataires.
« Ma voisine de palier a déménagé il y a deux semaines... Au total, 17 familles ont déjà quitté la résidence à cause du bruit », témoigne Corrine, une locataire qui vit désormais dans l’anxiété. Bistro d'une telle situation, certains ressentent un besoin pressant de trouver un endroit paisible où vivre. Nice-Matin.
Des camions frigorifiques à toute heure
La source de ces nuisances provient des incessants passages des camions frigorifiques de l’entreprise Barbero, qui livre des produits alimentaires aux commerces environnants. « Les camions arrivent le soir jusqu’à 7 heures du matin. C’est un bruit constant », déplore Corrine. Elle se trouve dans l'incapacité de profiter de son balcon, la société se situant juste en face de son appartement. La déception est d'autant plus grande car elle n’a pas été informée au préalable des nuisances sonores par son bailleur.
Contactée pour des éclaircissements, l’entreprise Barbero a affirmé, par l'intermédiaire de Nice-Matin, avoir prévenu le promoteur de leur activité commerciale.
Une résidence à la qualité déplorable
Les résidents soulèvent également de graves défauts de construction et des matériaux de mauvaise qualité. « J'ai l'impression d'avoir acheté dans une résidence Wish ! Tout est de mauvaise qualité, alors que j'ai payé une fortune », s'indigne Jimmy, propriétaire d’un T2 de 41 m² acquis pour 272 000 euros.
De nombreux soucis, tels que des carrelages mal posés, de la rouille et des infiltrations d’eau, continuent de se manifester. « J’ai contracté un prêt sur 25 ans. À quoi ressemblera ma résidence quand je l'aurai remboursée ? L’immeuble n’a qu’un an, et les problèmes s'accumulent ! », ajoute-t-il.
Des conciliations ont été mises en place, ou sont en cours de planification, concernant les nuisances causées par les camions, selon CDC Habitat, l’un des bailleurs de la résidence. Cependant, les habitants se heurtent encore à l'attente, ne parvenant pas à jouir pleinement de leur appartement.







