Les réseaux Wi-Fi deviennent-ils une menace pour les compagnies aériennes ? En mai dernier, un vol de KLM a déjà dû interrompre son décollage à cause d'un réseau Wi-Fi nommé "Allahu Akbar: il y a une bombe à bord". Cette fois-ci, le 30 mai, un vol d'United Airlines a également été perturbé par un nom de Bluetooth inquiétant.
Le vol, reliant New York à Palma de Majorque, a décollé sans incident, mais une heure et demie après, alors que l'avion survolait l'Atlantique, des passagers ont aperçu un réseau Bluetooth contenant le terme "BOMB". Selon des informations rapportées par AirLive.net, ce signal a suffi à provoquer une alerte de sécurité.
Des enregistrements du contrôle aérien montrent que le personnel navigant, inquiet, a demandé aux passagers de désactiver leurs Bluetooth, en avertissant que le vol pourrait faire demi-tour. Malheureusement, deux appareils ont continué à émettre, y compris celui qui portait le nom suspect.
Des témoins ont rapporté à Fox News que l'équipage avait précisé que cette procédure était dictée par le centre opérationnel de United et que le vol ne pourrait pas continuer tant que la situation restait non résolue. Par conséquent, il a été décidé de faire demi-tour pour procéder à une inspection de l'appareil.
"Le vol United 236 reliant Newark à Palma de Majorque, en Espagne, a fait un retour sécurisé à Newark pour traiter un potentiel problème de sécurité", a déclaré la compagnie aérienne dans un communiqué.
Après l'atterrissage, les passagers ont été évacués et la police fédérale a effectué une fouille minutieuse du Boeing, sans rien découvrir de préoccupant. Parallèlement, les passagers ont été contrôlés par des agents de la TSA (Transportation Security Administration) et par des douaniers. Ils ont pu embarquer sur un autre vol le lendemain.
Il convient de rappeler qu'un incident similaire avait eu lieu l'année dernière : un vol American Airlines avait également dû faire demi-tour après qu'un passager ait signalé la réception d'un SMS affichant simplement "RIP", un message mal interprété comme une menace. La presse locale, comme rapporté par Primera Hora, a clarifié que ce SMS faisait référence à un décès.







