Ce mercredi 17 juin, le président de la métropole Aix-Marseille, Nicolas Isnard, s'est adressé aux médias à Salon-de-Provence pour répondre aux récentes annonces du préfet des Bouches-du-Rhône concernant un déficit de 144 millions d'euros. Malgré les 91 millions d'euros d'économies prévues cette année, Isnard insiste sur la fragilité de la situation pour les communes de la métropole.
L'argent des communes ne peut pas tout résoudre
Isnard a d'abord confirmé que les impôts n'augmenteront pas, signifiant ainsi que la charge financière reposera sur les 92 communes de la métropole. En parallèle, plusieurs dépenses de fonctionnement et de représentation des élus seront réduites. Les dotations aux communes diminueront également, rendant la situation encore plus précaire. "La majorité des communes devrait pouvoir faire face, mais puiser chaque année dans leur budget pour équilibrer la métropole n'est pas une solution pérenne. Il faut des recettes nouvelles", a-t-il déclaré.
Inciter les entreprises à financer des projets ?
Pour diversifier ses sources de financement, Nicolas Isnard se tourne vers le mécanisme du versement mobilité des entreprises. "Les entreprises doivent être encouragées à participer financièrement aux projets de transport qui les concernent", a-t-il expliqué. Par exemple, le prolongement des horaires du métro de Marseille pourrait engendrer des bénéfices pour les acteurs économiques locaux.
Isnard estime que ce système pourrait inciter davantage d'entreprises à soutenir les initiatives de transport de la métropole, tout en soulignant que "les contribuables et les entrepreneurs souhaitent savoir où leur argent est investi".
Cependant, une zone d'incertitude demeure : comment régler les 53 millions d'euros "indûment perçus" par les communes, selon le préfet ? Isnard a reconnu avoir du mal à répondre à cette question, évoquant simplement "une meilleure ventilation" des fonds de la métropole.







