Alors que les tensions au détroit d'Ormuz s'intensifient, la France se positionne pour un éventuel engagement dans des opérations de déminage. À Toulon, les plongeurs démineurs de la Marine nationale s'entraînent pour neutraliser les engins explosifs susceptibles de compromettre cette route maritime stratégique.
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Le détroit d'Ormuz, point névralgique du commerce maritime international, pourrait devenir le théâtre d'opérations militaires. Les navires démineurs, Lyre et Andromède, sont déjà en route vers cette zone potentiellement explosive. Nos équipes ont pu suivre les plongeurs démineurs basés à Toulon, qui s'exercent à identifier et faire disparaître divers types de mines. La simulation se déroule dans un cadre de grande envergure, visant à éliminer au mieux cette menace ancienne et toujours actuelle. "Depuis la Seconde Guerre mondiale, chaque conflit impliquant des mers est synonyme de menace minière," souligne le lieutenant de vaisseau Vianney, second commandant du Groupe des plongeurs démineurs de la Méditerranée.
Dans le détroit d'Ormuz, les forces iraniennes auraient déployé plusieurs types de mines, qu'elles soient flottantes ou immergées. Certaines explosent au contact d'un navire, tandis que d'autres se déclenchent en détectant des variations magnétiques ou des sons sous-marins. Les conséquences d'une telle explosion peuvent être catastrophiques, provoquant une onde de choc capable de soulever un bateau. Pour détecter ces dangers, la Marine française utilise des drones sonar qui cartographient les fonds marins pour prévenir les incidents. "Le drone opère de manière autonome et, une fois son travail achevé, nous le récupérons en surface," ajoute un militaire impliqué dans ces manœuvres.
Une menace difficile à évaluer
Les technologies évoluent, et la marine belge a récemment acquis un navire sans pilote qui emporte des drones robotiques. Grâce à cette innovation, le risque d'explosion est considérablement réduit, puisque le drone identifie et transmet des informations sur les mines à distance. Mais combien de mines les forces iraniennes ont-elles réellement déployées ? "Peut-être dix, peut-être plus, peut-être aucune. C'est une arme stratégique qui dissuade sans nécessiter son utilisation," explique l'amiral Didier Maleterre, vice-président et expert en défense d'EXAIL.
Estimer la présence et le nombre de mines dans ce détroit clé nécessite au moins deux semaines de travail. La reprise totale des activités maritimes dans la région semble encore lointaine.







