Dans un tournant significatif pour sa politique de défense, la France a conclu un accord avec la Commission européenne pour un prêt de 15,1 milliards d'euros. Cet investissement stratégique est destiné à financer l'acquisition de missiles et d'avions de surveillance à travers le programme Safe, signalant une avancée majeure dans le partenariat militaire européen.
L'accord a été officialisé lors d'une cérémonie au salon Eurosatory, en présence des ministres français, Roland Lescure et Catherine Vautrin, ainsi que des commissaires européens Piotr Serafin et Andrius Kubilius. Ce financement permettra d'accélérer divers projets, comprenant 29 initiatives clés du ministère des Armées et six autres liées à la recherche et au secteur spatial, comme souligné par Catherine Vautrin.
« Cet investissement va non seulement catalyser la création de croissance, mais aussi renforcer notre capacité à défendre nos territoires », a affirmé Vautrin, rappelant que l'industrie de défense en France soutient plus de 240 000 emplois. Le commissaire au Budget a quant à lui souligné l'importance de cet accord, affirmant que la vision d'une Europe de la défense se concrétise après des années de négociations.
Le programme Safe (Security Action for Europe) a pour but d'aider les membres de l'UE à renforcer leurs capacités de défense par des achats conjoints. Pour la France, les nouveaux équipements incluront des missiles Mistral et MMP ainsi que des avions de surveillance GlobalEye, en collaboration avec la Suède. Ces acquisitions s'inscrivent dans une dynamique où la France se positionne comme un leader dans l'initiative de réarmement européen.
Le mécanisme de prêt, doté d'un budget global de 150 milliards d'euros, sera disponible pour 19 pays de l'UE, offrant des conditions de remboursement avantageuses. La Pologne est actuellement le principal bénéficiaire, suivie de la Roumanie et maintenant, de la France. Pour profiter de ces fonds, les achats doivent être composés à 65 % de produits originaires de l'UE, d'Ukraine, de Norvège ou du Canada, renforçant ainsi les collaborations industrielles au sein de l'Union.







