Dans le contexte des tensions maritimes, la menace des mines iraniennes dans le détroit d'Ormuz suscite des inquiétudes croissantes pour la reprise rapide du commerce maritime, objectif cher à Donald Trump. Le président américain a réactivé son intérêt pour le conflit en Ukraine, après plusieurs mois de silence. Lors d'une récente rencontre au sommet du G7, il a eu des discussions avec Volodymyr Zelensky ainsi que d'autres chefs d'État européens, où il a proposé de remettre en place des sanctions contre le pétrole russe tout en louant les performances des forces ukrainiennes.
Ce soutien revigoré pour l'Ukraine semble toutefois conditionné à une contrepartie : une aide européenne pour le déminage du détroit d'Ormuz. Selon des sources diplomatiques rapportées par Politico, Trump aurait insisté auprès de ses homologues pour obtenir leur soutien à cet accord tout en laissant entendre qu’il attendait des concessions sur l’Ukraine.
Dans une conférence de presse, Trump a minimisé la nécessité d’une aide massive de l'Europe, déclarant : « Je ne pense pas que nous aurons besoin de beaucoup d'aide ». Cela dit, il a admis que la présence de quelques navires pourrait être bénéfique.
Le président français Emmanuel Macron a prévenu que toute opération de déminage devait être sollicitée à la fois par les États-Unis, l'Iran et Oman, partenaires clés dans ce processus. Actuellement, la flotte française, avec les navires Lyre et Andromède, se tient prête à intervenir dans la région, selon la ministre des Armées, Catherine Vautrin.
La signature d'un protocole d'accord entre les États-Unis et l'Iran, prévue ce vendredi, pourrait marquer un tournant pour redynamiser le commerce maritime dans cette zone stratégique. Trump a exprimé un optimisme palpable sur les réseaux sociaux, appelant les navires à redémarrer et à faire couler le pétrole : « Navires du monde entier, mettez les moteurs en marche. Que le pétrole coule à flots ! ». Cependant, la crainte des mines demeure une préoccupation majeure pour les entreprises maritimes, retardant ainsi le retour à la normale.







