Un simple pistolet à eau a coûté cher à Lale, une mère de famille résidant à Riehen, en Suisse. En effet, elle se retrouve avec une amende de 800 francs suisses et une mention sur son casier judiciaire, une situation qui a bouleversé sa vie en avril 2026.
L’histoire commence en juin 2025. Souhaitant faire plaisir à son fils de 13 ans, Lale commande un pistolet à eau sur Amazon pour la modique somme de 10 francs suisses. Cependant, elle n’a jamais reçu son colis. Pensant que le paquet s'est perdu en route, elle ne s’en inquiète guère jusqu’à ce qu'une lettre de la police cantonale de Bâle-Ville arrive, dix mois plus tard.
Le colis intercepté
Dans cette lettre, la police lui demande de justifier son achat. La situation prend une tournure inattendue lorsque Lale apprend qu'en Suisse, les armes-jouets peuvent être considérées comme interdites si elles ressemblent à des armes à feu réelles. Comme le souligne un article sur 20 minutes, l’Office fédéral de la douane et de la sécurité des frontières (OFDF) a signalé son cas.
Conformément à la loi sur les armes, même les armes factices sont soumises à des réglementations strictes, car elles peuvent être confondues avec de véritables armes à feu, comme l'indique une brochure de l’Office fédéral de la police. En conséquence, Lale fait face à une amende qui comprend 300 francs suisses, 200 de frais administratifs et 305 de coûts supplémentaires. Elle se trouve également avec une ligne ajoutée à son casier judiciaire.
Cette affaire soulève des préoccupations importantes sur la législation en vigueur en Suisse concernant les armes. Des experts en droit des armes appellent à des clarifications sur les procédures et les sanctions. Pour Lale, ce qu’elle pensait être un simple cadeau s’est transformé en un cauchemar judiciaire.







