« Je suis fier de dire qu’aujourd’hui, nous sommes passés d’une ville noire à une ville verte ! », déclare le maire d’Alès, Christophe Rivenq, lors de la récente visite du jury régional du label 'Villes et Villages Fleuris'. Depuis 2008, Alès est honorée de ce label, renouvelé tous les trois ans. Ce jury a pour mission de réévaluer les efforts de la ville concernant son cadre de vie. Et il est essentiel de noter que les fameuses fleurs ne récompensent plus seulement la beauté des parcs et jardins.
« Beaucoup de personnes pensent que nous jugeons seulement les fleurs. En réalité, ce n’est plus le cas depuis longtemps », explique Nicolas Fritz, le président du jury. Créé il y a 68 ans pour promouvoir le fleurissement urbain, ce label a évolué afin d’intégrer des enjeux environnementaux contemporains. Le président était accompagné de Romain Betti, directeur des espaces verts de Nice.
65 critères publics d’évaluation
Actuellement, le processus d’évaluation repose sur 65 critères applicables à toutes les communes candidates. « Environ 40 % de la notation concerne des aspects environnementaux, » comme la réduction des intrants et la gestion des ressources en eau et des énergies renouvelables. Les critères liés au paysage et à l'intégration de la végétation en milieu urbain représentent 30 %, tandis que les 30 % restants portent sur la qualité des espaces publics, englobant propreté, mobilier urbain et entretien du patrimoine.
« Nous sommes aujourd’hui le label national du cadre de vie », ajoute Nicolas Fritz. « Les fleurs ne sont finalement qu'une représentation d’un effort beaucoup plus général. »
Un label, mais surtout un outil de progression
Pour le jury, ce label représente un véritable outil d’amélioration continue. « Ce n’est pas seulement une récompense. Les critères permettent aux communes de se structurer et d’améliorer leur cadre de vie. À chaque visite, nous formulons des recommandations pour les aider à progresser, » précise Fritz.
Le maire Rivenq souligne que cette initiative s’inscrit dans une perspective à long terme. « En 1995, lorsque Max Roustan et moi-même avons pris nos fonctions, Alès était encore très marquée par son passé industriel, » se remémore-t-il, considérant cette évaluation comme la reconnaissance de décennies d’initiatives visant à revaloriser la nature en ville.
Les conclusions du jury seront examinées lors de la prochaine commission nationale, qui se chargera de valider ou non les distinctions attribuées aux communes.







