Les résidents de Brazza, situé à Bordeaux-Bastide, s'impatientent alors que les travaux s'étirent dans le temps. Lors du dernier conseil de quartier, le 15 juin, ils n'ont pas hésité à faire part de leur frustration au nouveau maire, Thomas Cazenave. Depuis plusieurs années, ce secteur, en pleine transformation, est le théâtre de nombreux projets immobiliers. Malheureusement, la cohabitation avec les chantiers reste problématique.

Entre terrains vagues, déchets de chantier abandonnés et circulation difficile, le quotidien des habitants devient insupportable. Une participante a noté : "Quand je fais visiter Brazza à mes amis, je calcule par où je les fais passer pour éviter certains endroits. Entre pneus, matelas et produits dangereux, nous ne devrions pas avoir à gérer cela !" Elle déplore également la présence d'entreprises qui abandonnent des déchets lourds.

"On nous avait promis un tramway ; que devient ce projet ? Il n’y a rien."

Une autre résidente s’alarme des norias de camions qui intensifient la pollution dans son appartement. "Avec ces nuages de poussière, il devient quasiment intenable de vivre ici", confie-t-elle. La proximité de la centrale de béton Iribarren, mélangée à l’insuffisance de l'aménagement urbain, accentue les désagréments.

Pour apaiser les tensions, le maire a promis un nettoyage pour le 26 juin et souligne la nécessité d'un engagement collectif. Cependant, une habitante, qui a lancé une pétition intitulée "Les habitants de Brazza ne sont pas des citoyens de seconde zone !", se dit frustrée par le manque de réactivité de la mairie. Elle souhaite que les chantiers soient finalisés rapidement, arguant que le temps passe et les promesses s'accumulent.

Pour l'instant, la situation reste tendue. "C'est vrai, tout avance à petit pas", admet le maire adjoint, Marc Lafosse. Les habitants, eux, attendent avec impatience que leur quartier retrouve un cadre de vie décent, loin des nuisances actuelles.