Le missile de croisière Burevestnik, dévoilé par Vladimir Poutine en 2018, pourrait entraîner une dissémination d'isotopes radioactifs, selon une recherche récente du MIT. Ce moteur nucléaire émet des résidus dangereux dans l'Arctique, accentuant ainsi la menace que représente la Russie sur le plan international.
Face à l'expansion de son arsenal, des chercheurs ont révélé, dans un rapport relayé par The War Zone, que le missile Burevestnik pourrait laisser derrière lui des traces de radioactivité, augmentant ainsi son potentiel destructeur.
Les essais du missile et leurs impacts
Le Burevestnik a été présenté comme l'une des six super armes par le président russe, faisant écho à des systèmes avancés tels que des missiles hypersoniques et des torpilles à propulsion nucléaire. Cette information, précisée par des experts, souligne l'importance de ces nouvelles technologies dans le paysage militaire contemporain.
Après ses essais, l'organisation environnementale norvégienne Bellona a noté un pic de radiations observé dans l'Arctique, qui pourrait être lié à ces tests. En 2025, Valery Gerasimov, le chef d'état-major russe, avait affirmé que des essais avaient été réalisés avec succès dans des zones nordiques. Toutefois, le rapport de Jake Hecla et R. Scott Kemp, chercheurs au Massachusetts Institute of Technology, indique que le Burevestnik utilise probablement un système de propulsion nucléaire à cycle direct qui pourrait libérer des isotopes radioactifs dans l'environnement.
Selon le rapport, ce missile aspirerait l'air de l'atmosphère, qui traverserait le réacteur nucléaire et en sortirait considérablement réchauffé, générant ainsi la poussée. Toutefois, cette combustion engendrerait un rejet d'air contaminé par des isotopes tels que l'argon, le krypton et le carbone, accentuant les inquiétudes environnementales. Alors que le conflit en Ukraine se prolonge, cette menace prend une portée encore plus préoccupante à l'échelle mondiale.







