Mardi, la Bourse de Paris a clôturé sur une note négative, influencée par des inquiétudes croissantes au sujet des valorisations des entreprises liées à l'intelligence artificielle. Ces doutes ont pesé sur l'ensemble des titres du secteur.
Le CAC 40 a enregistré une baisse de 0,51 % pour finir à 8.436,24 points. La veille, cet indice des 40 principales valeurs françaises avait déjà reculé de 0,33 %, se chiffrant à 8.479,87 points.
Les deux géants des semi-conducteurs, STMicroelectronics et Soitec, ont affiché des pertes significatives, respectivement de 7,99 % à 58,30 euros et de 17,09 % à 98,16 euros.
"Nous évoluons dans un contexte où des questions persistent concernant l'ensemble du secteur", souligne Grégoire Kounowski, conseiller en investissement chez Norman K. Les entreprises liées aux semi-conducteurs et à l'intelligence artificielle, qui avaient été des catalyseurs de la performance boursière depuis le début de l'année, subissent maintenant un vent de défiance de la part des investisseurs. Ce revirement s'est intensifié suite à la publication des résultats préliminaires de Samsung Electronics, peu convaincants malgré des performances impressionnantes, entraînant une chute de 6,92 % de son action à Séoul.
Isabelle de Gavoty, responsable des actions Européennes chez Allianz GI, analyse la situation : "Il s'agit pour le moment d'un essoufflement. Pour que le secteur technologique rebondisse, les investisseurs attendent des preuves tangibles et des résultats renforcés pour le second semestre."
Dans l'Hexagone, les entreprises du secteur des infrastructures électriques, profitant de l'essor des centres de données, n'ont pas non plus été épargnées : Schneider Electric a reflué de 3,72 % pour s'établir à 268 euros.
- Vers un rééquilibrage vers les valeurs traditionnelles -
Isabelle de Gavoty constate également un rééquilibrage vers les entreprises du secteur de la consommation, notamment discrétionnaire, qui semblent redevenir attractives après un apaisement des tensions au Moyen-Orient. Ainsi, Danone a enregistré une hausse de 2,07 % à 74,00 euros, tandis que Carrefour s'est apprécié de 3,71 % à 16,51 euros. Dans le secteur des spiritueux, Pernod-Ricard a même bondi de 5,48 % à 65,88 euros.
Le secteur du luxe a également été en bonne forme, avec L'Oréal réalisant une progression de 2,74 % à 388,35 euros, Kering augmentant de 1,00 % à 252,20 euros, LVMH prenant 0,90 % à 495,80 euros, et Hermès s'élevant de 0,83 % à 1.640 euros.







