Le jeudi 8 janvier, la permanence du député Jean-François Rousset, située à Millau, a été le terrain de protestations vives orchestrées par la Coordination rurale. Des pneus ont été déversés, des banderoles affichant des slogans percutants tels que "Rousset = Rousseau, fossoyeur de l’agriculture, Macron fossoyeur de la France" ont été déployées, accompagnées de croix funéraires symboliques.
Cette action, qui a attiré l’attention des médias, visait à dénoncer la gestion de la crise de la dermatose nodulaire contagieuse ainsi que l'accord entre l'Union européenne et le Mercosur, deux sujets qui suscitent une vive colère chez les agriculteurs, déjà confrontés à de nombreuses difficultés. Cet événement s’inscrit dans un climat de mécontentement grandissant, exacerbé par la récente arrestation d'Éloi Nespoulous, figure de proue de la coordination régionale, qui a lui aussi participé à des manifestations à Paris, attirant ainsi une délégation d’Aveyronnais désireux de faire entendre leurs voix.
Un appel au dialogue, mais des frustrations persistantes
Face à ces actes, Jean-François Rousset a exprimé ses préoccupations et sa volonté de dialoguer, précisant dans un communiqué : "J'ai toujours été à l'écoute des différents syndicats agricoles, avec lesquels je dialogue régulièrement." Toutefois, tout en condamnant la violence des méthodes, il a souligné la nécessité d’un échange constructif pour trouver des solutions durables.
Cependant, les agriculteurs dépeignent un tableau sombre de leur réalité, pointant du doigt un sentiment d'abandon et des mesures jugées désuet et insuffisantes de la part du gouvernement. Les enjeux liés à la dermatose nodulaire contagieuse et aux accords commerciaux conduisent à des craintes légitimes pour la pérennité des exploitations agricoles locales. Selon un rapport de France 3, l'imposition de normes strictes sans compensation adéquate nuit particulièrement aux petits exploitants, qui se sentent de plus en plus marginalisés.
Alors que la situation devient de plus en plus explosive, des experts soulignent la nécessité d'un dialogue authentique, où toutes les parties prenantes pourraient apporter leurs préoccupations et espérer des réponses. L’agriculture française, un secteur vital pour l’économie et la culture, semble à un tournant critique où la concertation pourrait devenir l'unique voie vers une stabilité durable.







