Les entreprises sont-elles véritablement mises à contribution pour le budget 2026 ? Le patronat, représenté par Patrick Martin, accuse le gouvernement de "renier" ses promesses, notamment avec l'absence de baisse des impôts de production et la surtaxe appliquée aux 300 plus grandes entreprises françaises. Cette situation laisse un goût amer pour de nombreux acteurs économiques.
Néanmoins, Roland Lescure, ministre de l'Economie et des Finances, conteste ces accusations. Lors d’une interview sur RTL, il a affirmé : "Cela n'a pas freiné la croissance ni l’investissement l’an passé." De plus, il a donné des précisions sur la surtaxe, qui devrait rapporter 7,3 milliards d’euros, précisant que les entreprises de taille intermédiaire en seraient exonérées.
Lescure a souligné que cette année, des dispositifs tels que le pacte Dutreil, le crédit impôt-recherche, et l'impôt pour 99% des entreprises sont maintenus. En revanche, les 300 plus grandes entreprises devront contribuer davantage. Cependant, cette décision ne fait pas l'unanimité parmi les dirigeants d'entreprise. Selon eux, l’État se détourne de ses engagements, notamment en ce qui concerne la CVAE, un impôt prélevant également les PME.
"La confiance est vitale pour l'économie," déplore Patrick Martin, président du Medef, qui évoque une troisième promesse non tenue du gouvernement. Malgré ces tensions, Lescure reste optimiste et assure que ce budget 2026 peut être accepté sans compromettre la croissance, qui pourrait atteindre 1% cette année.
Les débats entourant le budget 2026 illustrent bien la complexité de la relation entre l'État et les entreprises, où la nécessité d'assurer des recettes publiques se heurte aux réalités du terrain économique.







