Les traitements de perte de poids, tels que le fameux Ozempic, gagnent en popularité aux États-Unis, où près de 40% des adultes souffrent d'obésité. Selon une étude de la banque d’investissement Jefferies, relayée par CNBC, cette tendance pourrait également alléger les frais des compagnies aériennes, en permettant à ces dernières d'économiser jusqu'à 580 millions de dollars (495 millions d'euros) par an en carburant.
Ce constat repose sur l'idée simple que «une société plus mince équivaut à moins de consommation de carburant». En effet, l’industrie aérienne, qui dépense environ 39 milliards de dollars par an en coûts de carburant, pourrait bénéficier de cette évolution. Il est important de noter que, dans l'aviation, les coûts liés au poids des passagers ont une influence directe sur les dépenses. Selon Le New York Times, une réduction de seulement 10% du poids moyen des passagers pourrait se traduire par une diminution de 2% du poids des avions.
Les analyses indiquent qu'une telle diminution entraînerait une baisse de la consommation de carburant de 1,5%, générant ainsi une économie significative et une croissance potentielle de 4% du revenu par action pour les compagnies aériennes. Des restaurants américains, conscients des changements de mode de vie, adaptent même leurs menus pour répondre à cette nouvelle clientèle, en offrant des portions plus raisonnables.
Les efforts des compagnies aériennes pour réduire leur poids ont déjà fait leurs preuves. Par exemple, United Airlines a récemment modifié son magazine de bord en utilisant un papier plus léger, ce qui a permis d'économiser 290.000 dollars par an. De même, la compagnie a allégé ses chariots de service en vol et a cessé la vente de produits duty free pour optimiser ses coûts de transport.
Ce phénomène des médicaments de perte de poids, au-delà d'apporter des bénéfices pour la santé, pourrait donc transformer l'économie des compagnies aériennes, offrant une nouvelle perspective sur les interactions entre santé publique et rentabilité économique.







