Mercredi, la Réserve fédérale a décidé de ne pas modifier ses taux directeurs, les maintenant entre 3,50 et 3,75%. Cette décision met fin à une série de baisses amorcées en septembre, controversée par deux membres de la Fed proches de l'ancien président américain.
Dans son communiqué, la Fed souligne que la croissance économique aux États-Unis apparaît "robuste", indiquant qu'un soutien monétaire supplémentaire n'est pas nécessaire. Parmi les douze membres votants, Stephen Miran et Christopher Waller ont exprimé leur désaccord, souhaitant des réductions supplémentaires des taux.
Deux gouverneurs proches de Trump en désaccord sur la politique monétaire
Le gouverneur Stephen Miran, nommé par Trump, est un fervent partisan de baisses de taux. Il a été rejoint par Christopher Waller, également nommé durant le mandat précédent de Trump, dont les opinions sont particulièrement scrutinées car il est pressenti pour succéder à Jerome Powell lorsque son mandat prendra fin en mai 2026.
Trump a pour objectif de placer un banquier central à la tête de la Fed qui soutiendrait des taux d'intérêt plus bas, visant à stimuler l'économie et diminuer les charges de la dette publique. Cependant, l'inflation reste une préoccupation, se chiffrant à 2,8% en novembre, avec de possibles hausses à 2,9% en décembre, selon les déclarations de Powell lors de sa conférence de presse.
Affirmer l'indépendance de la Fed
Jerome Powell a également insisté sur la nécessité de maintenir l'indépendance de la Fed, déclarant qu'il espère que l'institution ne sera jamais influencée par des considérations politiques. Fraîchement touché par une enquête du ministère de la Justice sur les coûts de rénovation de son siège, Powell a qualifié cela d'"attaque" contre l'indépendance de la Fed.
"Si nous perdons l'indépendance de la Fed, il sera difficile de la retrouver. J'espère sincèrement que cela n'arrivera pas".
Il a exprimé son inquiétude quant à l'influence que la pression politique peut avoir sur la politique monétaire, incitant son successeur à "rester éloigné de la politique politicienne".
Une économie toujours robuste
La Fed a fait savoir qu'elle n'a pas l'intention de réduire les taux à court terme, affirmant que l'économie américaine est en croissance. Le taux de chômage est également en stabilisation, se chiffrant à 4,4% en décembre, selon la Fed.
Les marchés semblent avoir compris le message, n'attendant pas de nouvelles baisses de taux avant la réunion du mois de juin, selon l'outil de suivi CME FedWatch.







