Le gouvernement américain envisage d'employer l'intelligence artificielle pour la rédaction de projets de loi, une initiative révélée par le média indépendant ProPublica. L'idée, encouragée par le ministère des Transports (DOT), est d'utiliser Google Gemini pour produire rapidement des textes réglementaires.
Gregory Zerzan, conseiller juridique du ministère, a expliqué lors de récentes réunions internes que cette démarche vise à accélérer un processus souvent jugé trop long : “Nous n'avons pas besoin d'une réglementation parfaite. Ce qui compte, c'est d'agir vite.” Selon ses estimations, l'intelligence artificielle pourrait produire un texte en quelques minutes, alors qu'il faut traditionnellement plusieurs mois pour y parvenir.
L'intelligence artificielle pour rédiger les lois
Cette proposition a suscité un véritable engouement au sein de l'administration. Plusieurs fonctionnaires estiment que l'IA pourrait prendre en charge jusqu'à 90 % de la rédaction, laissant aux humains le soin de finaliser et de corriger les documents produits. L'objectif affiché est de réduire le temps de rédaction à moins de 30 jours.
Cependant, cette idée n'est pas exempte de critiques. Certains employés du DOT expriment leur inquiétude quant à l'emploi d'une technologie encore perfectible, surtout lorsqu'il s'agit de textes ayant des implications sur la sécurité des infrastructures critiques. Mike Horton, ancien responsable de l'IA au ministère, a déclaré : “Confier la rédaction des lois à une IA, c'est comme demander à un stagiaire de le faire.” Un sentiment partagé par de nombreux experts, qui mettent en garde contre les risques potentiels d'une telle approche.
S'appuyant sur des analyses d'experts d'autres pays comme la France, qui explorent aussi les possibilités de l'IA dans le domaine juridique, il est clair que la réflexion sur ces technologies doit être approfondie. Les débats autour de ce sujet se poursuivent, témoignant de l'angoisse croissante face à une automatisation qui pourrait redéfinir notre rapport à la loi.







