Mercredi 28 janvier 2026, la maire sortante, Isabelle Assih, candidate à sa réélection, a surpris l’électorat en annonçant un changement significatif dans les stratégies de gestion des inondations à Quimper. Elle a décidé d'abandonner le projet d'écrêteurs de crues sur le Steïr, optant à la place pour la construction de digues, d'un batardeau et le retrait de la dalle sur la rivière dans le centre historique.
Cette annonce a suscité une réaction immédiate de l'opposition municipale. Guillaume Menguy, candidat de la droite et représentant de la liste « Aimer Quimper Avec Vous », a exprimé son désaccord lors d'une conférence de presse. « Ces décisions sont précipitées et manquent de concertation avec les acteurs locaux. Nous devons penser à des solutions durables et adaptées à notre environnement », a-t-il déclaré. Il a ensuite appelé à un débat public pour examiner ces nouvelles propositions.
Une réaction partagée par plusieurs experts en gestion des risques naturels. Le professeur Marc Lefebvre, spécialiste des inondations, affirme que « ces choix pourraient avoir des conséquences à long terme sur l'écosystème local ». Il souligne l'importance de l'intégration de solutions basées sur la nature pour réduire les risques d'inondation sans nuire à l'environnement.
La polémique s'est intensifiée avec l'appel à la mobilisation de la population. Les citoyens de Quimper craignent que ces changements ne suffisent pas à assurer leur sécurité face aux intempéries croissantes. Parmi eux, une habitante du centre-ville, Marie Dufour, a exprimé son inquiétude : « Nous avons déjà subi trop d’inondations, il faut des actions concrètes et pas seulement des promesses. »
Isabelle Assih, de son côté, défend ses choix en arguant que les nouvelles infrastructures permettront de mieux sécuriser la ville face aux risques futurs. Elle a également rassuré les citoyens sur la réalisation d'études complémentaires pour évaluer l'impact de ces travaux sur l'environnement, en collaboration avec des spécialistes.
Face à cette crise politique, Quimper semble à la croisée des chemins, entre la nécessité de sécuriser ses habitants et les enjeux environnementaux à long terme. Les élections municipales de mars 2026 pourraient bien être le théâtre de débats passionnés autour de la gestion des inondations et de la préservation de la ville.







