Dans une intervention sur RMC ce mercredi, Louis Sarkozy, candidat aux municipales de Menton, a riposté à la proposition audacieuse de François Ruffin, le député de la Somme, qui a annoncé vouloir devenir le "premier président au Smic" pour l'élection présidentielle de 2027. Sarkozy a utilisé cette occasion pour défendre l'idée d'un salaire revalorisé pour les élus politiques afin d'attirer des talents compétents.
François Ruffin a suscité le débat en affirmant en direct : "Je serai le premier président au Smic", une déclaration qui a immédiatement interpellé Louis Sarkozy, chroniqueur sur RMC et aspirant maire de Menton. Dans sa chronique, ce dernier a qualifié cette proposition de "gauchisme démagogique à l’état pur", plaidant pour des rémunérations politiques plus élevées, adaptées aux enjeux cruciaux que représente la gestion du pays.
Sarkozy a argué que le rôle d'un leader national ne devrait pas se limiter à un geste symbolique. "Gérer la France implique une diplomatie raffinée, une gestion économique avisée et une force militaire," a-t-il précisé. "Les compétences requises sont exceptionnelles et méritent une rémunération appropriée." Son point de vue est partagé par plusieurs experts qui soulignent que des salaires compétitifs pour les responsables politiques peuvent réduire la corruption et favoriser l'émergence de talents.
Il faut attirer les meilleurs
Selon Louis Sarkozy, les salaires actuels des responsables politiques sont dérisoires au regard des responsabilités qu'ils engagent. Actuellement, un ministre perçoit environ 10 000 euros bruts par mois, un député 7 600 euros, tandis que le président de la République touche environ 16 000 euros. "Ces montants sont peu attractifs comparés aux rémunérations dans le secteur privé" a-t-il argumenté, ajoutant que l'augmentation des salaires pourrait séduire les jeunes talents qui pourraient préférer une carrière politique plutôt qu'un emploi dans les entreprises technologiques.
En réponse à la proposition de Ruffin de réduire les dépenses de l’Élysée, Louis Sarkozy insiste sur le fait que "pour obtenir des ministres performants, il est essentiel de les mettre en concurrence avec le secteur privé". Cette volonté d'attractivité pour la fonction publique est également fondamentale pour encourager les jeunes Français à envisager une carrière en politique, selon lui.
De son côté, François Ruffin, face à la critique, a continué de défendre sa position sur TF1, affirmant que sa démarche visait à incarner une nouvelle manière de faire de la politique, plus proche des préoccupations quotidiennes des citoyens. "Je faciliterai l'économie de l'État, assurant que cela pourrait représenter les ressources nécessaires pour renforcer notre système de santé", a-t-il déclaré, en référence à l'équivalent de 400 postes d’infirmiers.







