Un homme de 68 ans, ancien ingénieur dans l'aéronautique et entrepreneur près de Saint-Palais, a été condamné à 18 mois de prison avec sursis et à une amende de 10 000 euros pour avoir consulté plus de 26 000 images d'enfants à caractère pédopornographique.
Lors de son procès, qui s'est tenu mardi 27 janvier au tribunal judiciaire de Bayonne, l'accusé a reconnu la gravité de ses actes. Entre octobre 2016 et avril 2025, il a téléchargé plus de 26 500 images pédopornographiques depuis son domicile. Ces fichiers présentaient des enfants dans des postures sexuelles explicites.
Devant les juges, il a tenté de justifier son comportement en affirmant qu'il recherchait "juste des jeunes filles pubères de 15 à 17 ans" et qu'il était attiré par une image de sa femme plus jeune, alors qu'ils n'avaient pas eu de relations sexuelles depuis dix ans. Il a déclaré avoir téléchargé des fichiers par "erreur", mais l'enquête a révélé qu'il avait visionné chacune des images.
Fort de son expérience en informatique, ce sexagénaire avait mis en place des moyens sophistiqués pour éviter d'être repéré. Il utilisait des logiciels de partage de fichiers et des dispositifs externes à son ordinateur afin de passer inaperçu. Cependant, l'unité de gendarmerie spécialisée dans la cybercriminalité a réussi à retracer son activité en ligne et a retrouvé plus de 45 000 fichiers sur ses appareils, ainsi que de nombreux disques durs et clés USB.
Une honte confessée
Dans sa déclaration, l'accusé a exprimé sa honte et son regret : "Il y avait des désirs qui montaient, je résistais mais je finissais par craquer". La présidente du tribunal et le procureur ont examiné la possibilité d’un passage à l'acte, mais l'accusé a soutenu qu'il n’était attiré que par les images, non par des jeunes filles réelles.
Protéger les enfants
Interrogé sur la raison pour laquelle la pédopornographie est interdite, il a affirmé : "La société doit protéger ses enfants. Ces mineurs n'ont pas été pris en photo de leur plein gré. Il faut éviter que des personnes comme moi passent à l'acte". Un expert psychiatre a par ailleurs noté que le risque de récidive était faible, ce qui a été mis en avant par son avocat lors de la plaidoirie.
Malgré les circonstances atténuantes, le procureur a qualifié les actes de "graves et écœurants", requis deux ans de prison avec sursis. Au final, le tribunal l'a condamné à 18 mois de prison, avec sursis, et à une amende de 10 000 euros.







