La politique orangeoise connaît un véritable tournant. Au sortir d'une rude épreuve judiciaire, Jacques Bompard, ancien maire, retrouve son siège politique après que sa peine d'inéligibilité a été réduite par la cour d'appel de Nîmes. Ce nouveau chapitre pourrait bien marquer le retour de la famille Bompard sur la scène locale.
Le lundi 26 janvier, un choc a frappé Orange lorsque Yann Bompard, fils de Jacques et maire en place, ainsi que Marie-France Lorho, députée RN, ont été condamnés à dix-huit mois de prison avec sursis pour des faits d'emploi fictif, entraînant une inéligibilité de cinq ans. Ce verdict a secoué le paysage politique de la commune, où la dynastie Bompard semblait être indéboulonnable.
Comme le rapportent nos confrères de Valeurs actuelles, Yann Bompard, élu par le conseil municipal après la condamnation de son père, devra céder son fauteuil. Il sera remplacé, temporairement, par Joëlle Eickmayer, sa première adjointe, dans un contexte où aucun autre membre du parti n'est préparé à prendre la relève. Un analyste politique souligne : « Avec un candidat inconnu, la situation serait devenue très compliquée. »
Une lueur d'espoir pour les Bompard est apparue le 27 janvier, lorsque l'ancien maire a enregistré une décision favorable de la cour d'appel, lui permettant de revenir sur le devant de la scène politique. Jacques Bompard, dont la réputation n'est plus à faire, s'est exprimé avec enthousiasme, annonçant son intention de se porter candidat aux prochaines élections.
« Pour la Ligue du Sud et les Bompard, c’est le meilleur scénario. C’est leur plus grande chance de gagner, » affirme un habitant d’Orange, qui voit en Jacques Bompard un candidat plus populaire et plus connu des électeurs que son fils. En revanche, pour le Rassemblement national, qui envisageait cette période comme une opportunité de conquête, c'est une mauvaise nouvelle. Jean-Dominique Artaud, le candidat RN, va devoir composer non seulement avec la candidature de Jacques Bompard, mais également avec celle de la centriste Carole Normani.
Le paysage politique orangeois se dessine comme une triangulaire prometteuse, qui pourrait offrir une opportunité à la candidate centriste de tirer parti de divisions au sein de la droite. Compte tenu des récentes turbulences judiciaires et des changements démographiques de la ville, les prochaines élections municipales en mars s'annoncent plus incertaines que jamais. Comme le souligne un expert : « Les cartes sont entièrement rebattues. »
À Orange, une nouvelle ère politique se profile, et il est désormais essentiel d'attendre le 15 mars pour découvrir qui, des Bompard, du Rassemblement national ou du Centre, parviendra à prendre le dessus dans cette bataille électorale.







