À Marseille, le candidat du RN se dissocie du soutien du Parti de la France

Une polémique enfle à Marseille après le rejet du soutien du Parti de la France par Franck Allisio.
À Marseille, le candidat du RN se dissocie du soutien du Parti de la France
Franck Allisio dit repousser ce « soi-disant soutien » du Parti de la France (PDF), dénonçant une « provocation » reprise « à outrance » par ses rivaux politiques.  - Alain ROBERT/SIPA

Un soutien controversé. Vendredi dernier, le Parti de la France (PDF) a déclaré sa volonté de soutenir Franck Allisio, candidat du Rassemblement national aux élections municipales à Marseille. Dans une publication sur Facebook, le PDF, dirigé par Thomas Joly, a affirmé que « le camp national a une occasion historique de conquérir la mairie de la deuxième ville de France ».

Un soutien que Franck Allisio semblait bien vouloir éviter. Le PDF, fondé en 2009 par Carl Lang, ancien lieutenant de Jean-Marie Le Pen, s'oppose clairement à la ligne de Marine Le Pen. S'étant autoqualifié de « droite nationale », il est objets de nombreuses critiques, certains médias le qualifiant de mouvement « pétainiste » ou même « néonazi », comme le souligne StreetPress.

Les membres du PDF sont souvent pointés du doigt pour des actes jugés racistes et antisémites. Par exemple, en 2014, Bruno Hirout, à la tête de l'antenne calvadosienne du Parti, a été photographié en présence d'une bonbonne de « Zyklon B », un gaz tristement célèbre utilisé durant la Shoah. Plus récemment, en 2024, le PDF a provoqué un tollé en affichant des slogans tels que « Donnons un avenir aux enfants blancs », à l'appui de Marion Maréchal, qui a été forcée de s'opposer à ce « groupuscule ».

Une réponse ferme de la campagne d'Allisio

Du côté du candidat du RN, la réaction ne s'est pas faite attendre. La campagne de Franck Allisio a déploré « sans ambiguïté » ce « soi-disant soutien ». « Les évoquer revient à promouvoir des idées antisémites que nous combattons de toutes nos forces », a indiqué son entourage dans un entretien avec 20 Minutes. Ils ont également affirmé ne pas connaître ce groupuscule ni ses membres, qui « n’existent pas à Marseille ».

« Nous rejetons donc avec fermeté ce groupuscule », a précisé dans un communiqué l'équipe de campagne, qualifiant la situation de « provocation » de la part de leurs adversaires, inquiets par des sondages peu favorables. Martine Vassal, candidate pour une union des droites à la mairie, a abondé dans le sens de cette critique sur les réseaux sociaux. « Marseille ne tolérera jamais que le RN, véritable héritier de Vichy et de Pétain, prenne le pouvoir », qu'elle a affirmé en ligne.

En dépit de cette polémique, Franck Allisio garde également en vue ses autres soutiens, incluant Jean-Marc Graffeo, délégué du mouvement Reconquête, ainsi que Patrick Thevenin, ancien vice-président du Modem 13, proche de Jean-Claude Gaudin. De son côté, Blaise Rosato, référent de Horizons pour certains arrondissements, a décidé de soutenir la campagne « Marseille en ordre ».

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