Le maire de Fréjus, David Rachline, ancien pilier du Rassemblement National, a été acquitté mardi à Draguignan dans une affaire de prise illégale d’intérêts. Ce jugement intervient après un procès qui s'est tenu en septembre, alors que le maire n'a pas encore annoncé sa candidature pour les prochaines élections municipales.
À 38 ans, Rachline était présent au tribunal pour entendre le jugement. Il sera de nouveau confronté à la justice en septembre prochain, cette fois accusé de favoritisme, une situation qui soulève des questions sur sa gestion.
Le parquet avait demandé une amende de 30 000 euros, dont 20 000 avec sursis, ainsi qu'une mesure d'inéligibilité d'un an. La justice s'intéressait à sa nomination à la tête de deux sociétés d'économie mixte, Fréjus Aménagement et Gestion du port de Fréjus, des postes qui lui rapportaient environ 1 000 euros par mois.
Les accusations portées contre lui incluaient des pressions appropriées sur le conseil municipal lors des votes concernant ses nominations entre 2017 et 2020. Rachline a toujours maintenu qu'il n'avait rien fait de répréhensible. Lors de l'audience, il a déclaré : "Je n'ai jamais voulu faire de pression particulière", expliquant avoir confiance en son directeur des services pour l'informer sur les délibérations l'obligeant à sortir de la salle.
"Tout est public, il n'y a rien de caché", a-t-il ajouté, assurant agir uniquement dans l'intérêt de la ville. Les avis des experts juridiques sur cette affaire sont partagés. Selon un commentateur de Le Monde, cette relaxe pourrait avoir des répercussions sur la perception des élus en matière de transparence.







