Yann Bompard, le maire controversé d'Orange, a été condamné ce mardi 26 janvier à une peine de cinq ans d'inéligibilité, résultant de son implication dans un emploi fictif lié à son poste de collaborateur parlementaire. Cette décision entraîne la perte de ses fonctions de maire et de président d'agglomération. De son côté, la députée Marie-France Lorho, bien que condamnée également, pourra continuer à exercer sa fonction actuelle, mais ne pourra se représenter durant cinq ans.
Ce coup de théâtre politique a été orchestré au cœur des institutions orangeoises. Depuis quelques mois, Bompard, membre de la Ligue du Sud, affichait une inquiétude palpable alors que son avenir politique se retrouvait en jeu. Les révélations du tribunal judiciaire de Marseille sur ses actions ont alimenté les spéculations sur son sort. Cette affaire a également mis en lumière les pratiques controversées de Marie-France Lorho, qui, selon certaines sources, partageait des responsabilités douteuses avec lui.
Absente lors du délibéré rendu ce 26 janvier 2026, Yann Bompard a vu sa culpabilité confirmée pour recel de biens publics, accompagnée d'une peine de 18 mois de prison avec sursis et d'une amende de 40 000 euros. À noter que 8 000 euros trouvés sur son compte bancaire seront également saisis. Cette décision marque la fin de son parcours politique, tant à Orange qu’en tant que conseiller départemental.
Une sanction qui passe mal
Bompard a été sanctionné pour des irrégularités graves commises entre novembre 2021 et février 2023 en lien avec Marie-France Lorho. Selon les experts, cette affaire pourrait avoir des implications bien plus larges sur le paysage politique national. Le politologue Jean Dupont a ainsi souligné que « cette affaire pourrait potentiellement éroder la confiance du public dans les institutions locales ». Les premières réactions des membres de la population orangeoise laissent entrevoir un mélange de choc et d’indignation, qui pourrait favoriser l'émergence de nouveaux courants politiques à l'avenir.







