Les drones d'attaque russes, notamment les modèles de type Shahed, utilisent désormais le réseau satellitaire Starlink de SpaceX pour leurs matchs militaires en Ukraine, confirmant des informations fournies par le ministre ukrainien de la Défense, Mykhailo Fedorov, lors d'un événement militaire le 26 janvier 2026.
Cette innovation technologique garantit une connexion Internet stable, même dans des environnements difficiles, ce qui confère aux drones une meilleure précision et les rend plus résilients aux contre-mesures électroniques mises en place par l'Ukraine.
Les sanctions occidentales contournées
Une enquête récente menée par le collectif indépendant Nordsint révèle que la Russie a su se procurer des terminaux Starlink en contournant les sanctions internationales. Bien que le service ne soit pas légalement accessible en Russie, des équipements ont été importés ces derniers mois via des circuits parallèles, notamment depuis les Émirats arabes unis et certains pays européens, souvent à l'aide de déclarations douanières frauduleuses.
Les enquêtes montrent que ces terminaux sont activés avec des abonnements enregistrés dans des nations tierces avant d'être intégrés à des drones militaires. L'Émirat de Chardja émerge comme un centre logistique clé, avec les expéditions étant associées à la société Emaross Group FZE.
SpaceX dément
En réponse à ces allégations, SpaceX a fermement affirmé qu'elle ne fournit "ni directement ni indirectement" de matériel Starlink à la Russie, un propos relayé par Le Monde. Des entreprises mentionnées, telles qu'Emaross Group et Castor Marine, nient toute implication, évoquant d'éventuels détournements.
Selon l'Institute for the Study of War, une organisation de recherche américaine, la Russie intensifie son usage de Starlink pour renforcer les capacités de ses drones de combat BM-35, leur permettant de frapper des cibles lointaines au-delà des lignes de front ukrainiennes. Cette stratégie est un véritable jeu de carte dans un conflit complexe où la portée des drones BM-35, pouvant atteindre 500 kilomètres, menace une grande partie de l'Europe de l'Est, incluant des régions de Pologne et de Roumanie.







