L'essentiel
- Pierre Hurmic, le maire écologiste sortant, obtient 27,67 % des voix lors du premier tour, un résultat en recul par rapport à 2020 où il avait enregistré 34,38 %. Il devance Thomas Cazenave (25,58 %) et Philippe Dessertine (20,16 %).
- Les soutiens de Hurmic expriment leur déception, évoquant un environnement difficile marqué par des sentiments de dégagisme et un écolo-bashing important, ainsi qu'une forte abstention de leur électorat.
- Pour le second tour, Hurmic appelle les électeurs de gauche à se rassembler pour éviter un retour de la droite à Bordeaux, qu'il qualifie de menace historique.
Au sein de l'équipe de Pierre Hurmic,
Un militant résume la situation : "Ce n’est pas l’éclate, mais cela aurait pu être bien pire". Le duel entre Hurmic et Cazenave est plus serré que prévu par des sondages récents. En 2020, Hurmic avait surpris en atteignant 34,38 %, mais cette année, son score de 27,67 % marque une nette déception pour ses partisans. Cazenave le suit de près, tandis que Dessertine s’affiche comme un outsider déterminé.
De nombreux militants affichent des visages fermés, dénotant une anxiété palpable à l'approche des résultats. Un militant précisé notamment être inquiet du score de Dessertine, soulignant l'aspect compétitif de cette élection.
Une abstention préoccupante
En début de soirée, une poignée de militants se rassemble au QG de campagne, près de la mairie. Laurence, une militante du quartier Nansouty, témoigne de son choc face à ces résultats inattendus.
Alors que Pierre Hurmic s’exprime tard dans la soirée à l’hôtel de ville, il reste évasif et refuse de répondre aux questions. "Moins de 30 % est un score décevant, surtout dans un contexte de dégagisme et d'écolo-bashing", affirme un jeune militant écologiste. Il ajoute que l’abstention élevée de leur base électorale a surpris l’équipe de Hurmic.
Appel à l’union à gauche
Malgré un climat morose, Hurmic s’efforce de maintenir le moral de ses partisans, prévoyant de célébrer le dimanche suivant. Pourtant, la candidature de LFI, qui n’accède pas au second tour, complique la situation, rendant l’union à gauche plus difficile comme le souligne Nicolas Thierry, député Nouvelle France Populaire. Il insiste sur la nécessité urgente d'une coopération pour résister aux éventuelles ravages d'une droite conquérante.
Hurmic se positionne comme le seul candidat à incarner un projet progressiste, appelant à rassembler les électeurs de gauche pour construire un avenir plus équitable à Bordeaux. Préoccupé par les répercussions d’une élection perdue dans un contexte politique tenu par une extrême droite croissante, il affirme : "La mairie de Bordeaux est cruciale pour les personnes en précarité, pour les femmes, et pour toutes les voix souvent négligées".







