Le dimanche 15 mars, lors des élections municipales à Marseille, les résultats ont été marqués par un bouleversement. Le Rassemblement National, conduit par Franck Allisio, a atteint un score sans précédent d'environ 35 %, juste devant le maire sortant, Benoît Payan, qui lui, récolte encore des voix, en dépit d'un tel coup de tonnerre électoral.
La candidate divers-droite, Martine Vassal, s’effondre et n'obtient que 12 % des suffrages, perdant ainsi dix points par rapport à 2020. Cette situation résulte d'une désaffection des électeurs face à une campagne émaillée de controverses, alors que Sébastien Delogu, représentant de LFI, est également en lice, se tenant au coude-à-coude avec Vassal.
Une montée des tensions
Dans un hall réservé à la presse, Franck Allisio, prenant la parole peu avant 22 heures, a lancé un appel mobilisateur. « Nous en appelons à toutes les Marseillaises et tous les Marseillais. Unissons-nous pour battre la gauche et l'extrême gauche [...] Dimanche prochain, je serai votre maire », a-t-il déclaré, bien que son discours manquait d'enthousiasme malgré le score record. Il semblerait que l’absence de fête ou de célébration n’ait pas contribué à l’ambiance légendaire d’une victoire électorale.
Allisio fait face à des élections tendues, passant par une phase de négociations potentielles face aux miettes d'un soutien susceptible d’émaner de Vassal. Cette dernière, visiblement réticente, a finalement communiqué son déclin sans éclat, une décision qui laissait entrevoir une réelle instabilité.
Payan et ses positions fermes
« Je ne sais pas s’il est prudent de faire appel à d'anciennes alliances », a tacitement indiqué Stéphane Ravier, déjà sur la défensive. Il a mis l'accent sur un « réservoir de voix chez Vassal », insinuant que ses électeurs pourraient ne pas suivre leurs leaders. En parallèle, le maire Benoît Payan semble déterminé à ne pas envisager un rapprochement avec LFI, malgré leurs appels pour une collaboration anti-RN. Ce qui augure d'une bataille qui pourrait conduire Marseille sur une voie encore plus divisée.
Payan, préoccupé, a exprimé son souhait de se rassembler contre « la vague brune », mais refuse de s'associer avec ceux qui l'ont déjà trahi. Des experts, comme ceux de l'Institut Montaigne, tempèrent ce constat en notant que toute tentative d'union pourrait... parfois recueillir une « position irresponsable » de la part des opposants.
Les prochaines semaines s’annoncent donc cruciales, avec des implications majeures sur la vie politique et sociale de Marseille. Le scrutin devient ainsi une véritable toile de fond sur laquelle se joue non seulement le destin des partis, mais également l’avenir politique de la ville.







