Marseille se prépare à une quadrangulaire, dominée par deux candidats en tête : le maire sortant de gauche, Benoît Payan, et Franck Allisio, représentant du Rassemblement National. Payan, déterminé à résister à ce qu'il qualifie de « vague brune », a clairement rejeté une offre de collaboration de la France Insoumise (LFI), soulignant la nécessité d'unir la gauche pour faire barrage à l'extrême droite.
Les dernières estimations des sondages, incluant des données de sources comme Ipsos et Elabe, montrent une compétition serrée entre Payan, qui leaderait avec 35,6%, et Allisio, qui suit de près avec 35,1%. D'autres estimations révèlent même un léger écart en faveur de Payan, culminant à 38,1% selon Ifop-Fiducial.
Merci au soutien de la gauche, Payan a exhorté les Marseillais à se rassembler autour de son projet, semblant peu enclin à accepter la main tendue de LFI. « Cette main-là m’a donné des coups de poing pendant des mois », a-t-il déclaré, dénonçant les contradictions de ses adversaires. Pour lui, les convictions antiracistes doivent s'accompagner d'actions concrètes.
De son côté, Allisio a appelé à l’union des forces de droite, affirmant que sa campagne est une lutte pour accomplir une victoire sur la gauche et l'extrême gauche. En réponse à la position de Payan, Delogu de LFI a exprimé une inquiétude, qualifiant le rejet de la coopération de « responsable », en arguant que cela pourrait renforcer le Rassemblement National.
Martine Vassal, candidate de la droite, dont les résultats semblent en recul, hésite sur une stratégie au second tour après avoir exprimé une volonté de ne jamais voir un maire RN à Marseille. La dynamique actuelle est aussi influencée par des changements dans la loi PLM, qui pourrait favoriser le résultats à plus de 34% lors du conseil municipal.
Avec une histoire politique riche, la prise de Marseille par l'extrême droite le 22 mars serait une réelle secousse, tant pour la ville que pour les élections présidentielles de l'année prochaine. Ce tour électoral met en lumière les fragilités des alliances traditionnelles et l’urgence pour la gauche de s’unir pour éviter une montée du FN.







