La ville d’Orange dans le Vaucluse se retrouve au cœur de l'agitation politique. Ce mercredi, le maire actuel, Yann Bompard, a été officiellement démis de ses fonctions par la préfecture, suite à sa condamnation à cinq ans d’inéligibilité pour détournement de fonds publics.
Le préfet de Vaucluse, Thierry Suquet, a confirmé cette décision par un arrêté, indiquant que Yann Bompard est désormais démissionnaire d’office. Son premier adjoint prend temporairement les rênes, avec la responsabilité de convoquer le conseil municipal afin de choisir un nouveau maire.
En parallèle, une autre saga a émergé : l’inéligibilité de Jacques Bompard, père de Yann, a été récemment annulée par la cour d’appel de Nîmes. À 82 ans, l’ancien maire n’a pas caché son ambition de se représenter lors des prochaines élections municipales. Dans un entretien avec Ici Provence, il a déclaré : "Ma popularité est intacte".
Un héritage politique complexe
Jacques Bompard, élu pour la première fois en 1995 sous l’étiquette du Front national, a quitté le Rassemblement national pour fonder en 2010 la Ligue du Sud. En mai 2019, il avait été condamné à six mois de prison avec sursis sans conséquence d’inéligibilité là où son fils Yann a effectivement été élu à son tour en 2021. Yann, maintenant privé de ses droits électoraux, a annoncé son intention de contester sa condamnation, espérant toujours pouvoir se présenter aux municipales de 2032.
Les habitants d'Orange doivent donc se préparer à een nouvelle période tumultueuse dans leur paysage politique. Les prochaines semaines s’annoncent décisives, tant pour l’avenir de la famille Bompard que pour la ville elle-même.







