Mutée à Nice (Alpes-Maritimes) à la fin de l'été 2025, une policière de 49 ans se retrouve dans une situation précaire, cherchant désespérément un logement adéquat pour elle et sa fille de 12 ans. Malgré des recommandations solides, elle fait face à de nombreux refus dans un contexte de tension immobilière sur la Côte d'Azur.
« À l'annonce du dernier refus, je me suis effondrée en larmes… »
Avec 27 ans de service dans la police, cette fonctionnaire n'avait pas anticipé une telle difficulté à se loger. Originellement basée en région parisienne, son rêve était de vivre près de la mer pour améliorer son cadre de vie. « C’était un projet mûrement réfléchi », confie-t-elle.
À son arrivée à Nice, elle se lance immédiatement dans la recherche de son nouveau domicile. Pour ses premiers mois, elle bénéficie d'un hébergement temporaire financé en partie par son employeur. « C’est une procédure spécialement conçue pour les fonctionnaires lorsqu'ils s'installent dans une nouvelle région », explique-t-elle.
« Comment je fais ? »
En attendant de trouver un logement permanent, elle parvient à louer un petit appartement proche de Nice pour une durée de six mois. Elle multiplie alors les démarches, mais les refus continuent de s'accumuler. « J'étais coincée, sans adresse pour inscrire ma fille au collège. Heureusement, j'avais déjà déménagé plusieurs fois auparavant, ce qui m'a aidée à m'organiser. »
Déterminée à trouver une solution, elle obtient un numéro unique pour un logement social et plusieurs recommandations, mais les résultats restent décevants. « Que vais-je faire si je ne trouve pas d'appartement ? Où vais-je stocker mon matériel ? » s'interroge cette fonctionnaire, qui doit conserver son arme de service en sécurité chez elle.
Jean-Luc Bragato, représentant du syndicat Alliance, confirme cette crise du logement à Nice. « Autrefois, il y avait des logements disponibles et des projets immobiliers destinés aux fonctionnaires, mais le manque de financement a tout bloqué. »
« Ça commence à faire long »
Pour la policière, l'urgence de la situation est tangible. « Mon logement se termine le 29 janvier et je n'aurais jamais imaginé me retrouver dans cette situation à l'approche de mes 50 ans. J'ai quitté Paris pour offrir une vie tranquille à ma fille. » Elle conclut : « Si j'étais seule, j'aurais dormi dans ma voiture, mais ma préoccupation reste le bien-être de ma fille. Nous avons lutté pendant six mois, et cela devient insupportable. »







