Le 18 août dernier, Jean Pormanove, mieux connu sous le pseudonyme de Raphaël Graven, a perdu la vie après près de 300 heures de direct sur la plateforme Kick, déclenchant une onde de choc dans la communauté des streamers. Mais qu'est-ce qui a réellement causé sa mort ? Une première autopsie a établi qu'aucune intervention extérieure n'était en cause dans ce drame, contrastant avec le climat de violence qui caractérisait leurs sessions live.
Les récentes investigations ont révélé que durant ces 12 jours de direct, Pormanove subissait souvent des humiliations de la part de ses camarades, Owen C. et Safine H., alors qu'ils participaient à des défis souvent dangereux. Cependant, ces mauvais traitements n'ont pas été enregistrés comme la cause directe de son décès, a précisé le procureur de Nice, Damien Martinelli.
Aucune substance toxique détectée
Pour faire la lumière sur cette tragédie, des analyses toxicologiques supplémentaires ont été effectuées, concluant à l'absence de drogues ou de substances toxiques. Le procureur a indiqué que seule une trace de paracétamol avait été trouvée.
"Seule la présence de paracétamol était détectée", souligne le magistrat.
En parallèle, des examens approfondis lui ont diagnostiqué une hyperthyroïdie, condition susceptible de provoquer des complications cardiaques, comme l'affirme le procureur.
Les analyses des tissus de Pormanove ont mis en lumière des dysfonctionnements respiratoires et circulatoires, ainsi qu'une cardiopathie hypertrophique. Les résultats laissent entendre que son décès est lié à des défaillances cardiaques.
Les violences et leur impact
La question persiste : l'atmosphère de tension durant son dernier live a-t-elle joué un rôle dans son décès ? Les témoignages variés compliquent les choses. Safine H., un de ses partenaires de streaming, a reconnu que certaines scènes auraient dû être évitées, admettant des actes d'humiliation, physiques et psychologiques. En revanche, Owen C. refuse de reconnaître la culpabilité de leurs actions, réduisant la situation à un humour mal interprété.
Les deux streameurs feront face à des accusations de violences lors d'une audience prévue fin juillet au tribunal judiciaire de Nice. Ils devront répondre de leurs actes non seulement à l'égard de Raphaël Graven, mais également pour d'autres vidéos jugées problématiques par la justice.
Des mesures ont été prises pour assurer que des actions similaires ne se reproduisent pas, alors que l'enquête demeure ouverte.







